Un docteur travaillant dans un laboratoire d'hôpital
Un docteur travaillant dans un laboratoire d'hôpital ©Getty - Sinology
Un docteur travaillant dans un laboratoire d'hôpital ©Getty - Sinology
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Le tarissement des financements publics s’est accompagné d’une injonction faite aux chercheurs : trouver les moyens financiers de leur recherche - ce qui n'est pas sans poser de problème

 Le financement de la recherche a profondément changé depuis la fin des années 80. Le relatif tarissement des financements publics s’est accompagné d’une nouvelle injonction faite aux chercheurs : trouver les moyens financiers de leur recherche. La recherche sur projet est donc devenue la norme partout dans le monde et s’accompagne d’une baisse des soutiens de base. 

La lourdeur administrative et la complexité de certaines demandes de financement pèsent fortement sur les temps effectifs consacrés à la recherche

Quels problèmes cela pose-t-il ? Comme le souligne le Comité d’éthique du CNRS la généralisation du financement sur projets s’accompagne d’une précarisation croissante des chercheurs qui pèse évidemment sur leur autonomie de travail et sur leur capacité à dessiner leur propre trajectoire intellectuelle. Le temps consacré à l’obtention de ces financements s’est considérablement accru et cela d’autant plus que la durée des contrats et la faiblesse des montants obtenus obligent à multiplier des réponses aux appels d’offre. La lourdeur administrative et la complexité de certaines demandes de financement pèsent fortement sur les temps effectifs consacrés à la recherche.

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Par ailleurs, ce type de financement sur projet peut générer des effets pervers et inciter à répondre à des projets de recherche peu innovants dont les résultats attendus sont prédictibles au regard des connaissances scientifiques. Cela peut donc contribuer à étouffer les qualités de prise de risque, de curiosité et de créativité qui sont fondamentales pour être un « bon » chercheur. Cet effet pervers est amplifié par le fait que les chercheurs sont de plus en plus évalués par leur capacité à « lever des fonds » avec le risque que cette aptitude prenne le pas sur d’autres critères plus scientifiques d’évaluation. (…)

L'intégralité de la chronique est à écouter en cliquant dans le haut de la page.

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