Banque : le mot gravé dans le marbre
Banque : le mot gravé dans le marbre ©Getty - Craig Hastings
Banque : le mot gravé dans le marbre ©Getty - Craig Hastings
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Lorsqu'à partir du XVIIe siècle, les premières banques centrales en Europe fournissaient des avantages financiers aux États et assumaient des fonctions de gestion de la dette publique… Qu'en est-il aujourd'hui ?

Historiquement les fonctions, les pratiques opérationnelles et les doctrines des banques centrales ont fait preuve d’une très grande plasticité s’adaptant en permanence au contexte macroéconomique, institutionnel et politique. Ces adaptations se reflètent également dans les évolutions de la doctrine des banques centrales c’est-à-dire qu’au cours de l’histoire ce qui est considéré d’un point de vue normatif comme le devoir être et le devoir agir des banques centrales a beaucoup évolué.

Une partie de l’opinion publique suspectait les banques centrales d’être soumises aux intérêts de financiers privés et de négliger l’intérêt public

Les premières banques centrales en Europe fournissaient des avantages financiers aux États et assumaient des fonctions de gestion de la dette publique. Ainsi, la première banque centrale, la Riksbank a été fondée en 1668 pour financer les dépenses de guerre du gouvernement suédois. La Banque d’Angleterre, quant à elle, a été créée en 1694 pour faciliter le financement de la dette publique générée par la guerre menée par Guillaume III contre Jacques II et Louis XIV. Cette prééminence de la gestion de la dette publique par les banques centrales est passée au second plan à certaines époques. Ce fut notamment le cas de la seconde moitié du XIXème siècle à la première guerre mondiale, puis elle a été réactivée au XXème siècle, notamment dans les périodes de guerres et de crises. Après les troubles monétaires de l’après première guerre mondiale et la fin avérée de l’étalon or, la grande dépression et la déflation des années 1930 débouchèrent sur un régime dans lequel les banques centrales se retrouvèrent dans une position de relative subordination vis-à-vis des gouvernements.

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Cette reprise en main fut légitimée par le fait qu’une partie de l’opinion publique suspectait les banques centrales d’être soumises aux intérêts de financiers privés et de négliger l’intérêt public. (...)

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