Personnes du service hospitalier en pleine discussion dans un hôpital en temps de pandémie
Personnes du service hospitalier en pleine discussion dans un hôpital en temps de pandémie
Personnes du service hospitalier en pleine discussion dans un hôpital en temps de pandémie ©Getty - Morsa Image
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Résumé

A trop vouloir compresser les dépenses publiques en réduisant les dépenses sociales et l’emploi public, les services publics tanguent.

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Les services hospitaliers d’urgence ne peuvent plus assurer leur rôle dans des conditions humaines et dignes. Le 28 décembre 2021, le CHU de Rouen se met en grève illimitée. La grève est suivie par près de 30% des personnels. Le 22 décembre 2021, ce sont 110 professionnels de santé, rien que dans le département de l’Isère, qui alertent sur la rupture imminente de la "dernière muraille de protection du système de santé". Des témoignages divers font état d’un nombre de morts croissant, dans les salles d’attente des Urgences. A rebours de ce qui est attendu d’elles.

Quelques semaines plus tôt, le 7 décembre 2021, le secteur social et médico-social qui accompagne les plus fragiles de la société provoque une grève d’une ampleur qualifiée de historique. Les travailleurs disent leur incapacité à fournir des services de qualité, chacun devant en faire plus, à moyens constants ou avec moins de moyens. Cela se traduit par une dégradation de la qualité du travail. Et conduit à une perte de sens pour les salariés comme pour les personnes accompagnées, déjà fragilisées.

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Des conditions de travail difficiles et une justice qui "chronomètre tout"

Le 27 novembre 2021, un appel inédit est signé par 7 000 magistrats et greffiers. Ces professionnels dénoncent des conditions de travail difficiles et une justice qui "chronomètre tout". Les hauts fonctionnaires du monde de la magistrature déplorent les injonctions à aller toujours plus vite, qui donnent la priorité à la quantité plutôt qu’à la qualité.

Ces initiatives ont de nombreux points communs alors qu’elles agissent en ordre dispersé, puisqu’elles émanent de secteurs éloignés : santé, sanitaire et social ou encore justice. On pourrait y ajouter éducation, recherche. Elles ont en commun d’être portées par des salariés de services publics - ou associatifs largement soutenus par les finances publiques - dont le métier est d’être au service de l’intérêt général. Les professionnels expriment un malaise vis-à-vis des injonctions à faire "plus" avec "moins", ce que dans le monde industriel on loue comme étant des "gains de productivité

Tout cela est une illustration à très grande échelle que l’importation du souci de gains de productivité dans le monde des services publics ou parapublics manque ses cibles. (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.