Pingouin debout tout seul au somment d'un iceberg, en Antartique
Pingouin debout tout seul au somment d'un iceberg, en Antartique
Pingouin debout tout seul au somment d'un iceberg, en Antartique ©Getty - David Merron
Pingouin debout tout seul au somment d'un iceberg, en Antartique ©Getty - David Merron
Pingouin debout tout seul au somment d'un iceberg, en Antartique ©Getty - David Merron
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Résumé

La réduction de la demande a un rôle significatif à jouer dans l’atténuation au changement climatique.

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La réduction de la demande a un rôle significatif à jouer dans l’atténuation au changement climatique, nous dit le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui donne pour la première fois une définition de la sobriété, et insiste fortement sur le rôle clé de la sobriété en matière d’atténuation du changement climatique. Il a même proposé dans le troisième volet de son sixième rapport, publié le 4 avril 2022 une définition de ce terme qui désigne "toutes les mesures qui permettent d'éliminer l'utilisation d'énergie, de matériaux, de terres et d'eau tout en garantissant le bien-être de tous dans le cadre des limites planétaires".

"La réduction de la demande qui comprend à la fois des mesures de sobriété et d’efficacité peut contribuer à une atténuation du changement climatique d'ici à 2050 tous secteurs confondus"

Les auteurs du GIEC estiment ainsi que la réduction de la demande qui comprend à la fois des mesures de sobriété et d’efficacité peut contribuer à une atténuation du changement climatique d'ici à 2050 tous secteurs confondus, de l’ordre de 40 à 70%. Si cela peut sembler couler de bon sens, on ne peut pas dire pour autant que le GIEC enfonce une porte ouverte. Car le sujet de la sobriété n’a pas encore toute la place qu’il mérite. Sur les 700 scénarios identifiés qui visent un réchauffement entre 2°C et 1.5°C, seuls 4 intègrent des mesures de sobriété et seulement 2 font explicitement référence à la sobriété comme stratégie d'atténuation du changement climatique.

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Historiquement, les décideurs se sont focalisés en matière de changement climatique sur des politiques d’offre visant à faire évoluer les modes de production. Cette fois, tout un chapitre du dernier rapport du GIEC est consacré à la baisse de la demande en énergie et de la consommation de biens et de services. Cette approche vise donc à travailler sur les modes de vie et les institutions. Les politiques de réduction de la demande comprennent des mesures de sobriété et d’autres mesures liées à l’efficacité et à l’utilisation de renouvelables (...).

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.