Jeune femme montrant sa carte Vitale à l'accueil dans un hôpital
Jeune femme montrant sa carte Vitale à l'accueil dans un hôpital ©Getty - Eric Audras
Jeune femme montrant sa carte Vitale à l'accueil dans un hôpital ©Getty - Eric Audras
Jeune femme montrant sa carte Vitale à l'accueil dans un hôpital ©Getty - Eric Audras
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Très souvent politiques et journalistes emploient le terme de "charges" pour évoquer les cotisations sociales et les impôts. Cet usage est devenu plus fréquent depuis les années 1980, à mesure le keynésianisme refluait et que la protection sociale était considérée comme un poids

Notre système de protection sociale est d’origine bismarckienne, c’est-à-dire qu’il repose largement, comme les assurances sociales mises en place en Allemagne entre 1883 et 1889 par le chancelier Bismarck, sur des cotisations assises sur les salaires et partagées entre l’employeur et le salarié. 

Une organisation différente de celle mise en place au Royaume-Uni, dans le sillage du rapport Beveridge où le financement repose principalement sur l’impôt

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Les cotisations sociales, qui sont proportionnelles aux salaires, ont longtemps constitué la principale ressource de la protection sociale. L’augmentation de leur taux, qui a accompagné l’extension et l’amélioration de la protection a été acceptée tant qu’une forme de plein emploi existait et que le paradigme keynésien faisait considérer les dépenses sociales comme un élément favorable à la politique économique. 

Quand le thème du poids (trop lourd) des cotisations sociales s'installe

A partir du début des années 1980, la remise en cause du poids des dépenses sociales et notamment des cotisations sociales a pris un tour plus critique 

Trois types de reproches étaient faits à ce type de financement : il pesait trop sur le travail et contribuait à dissuader l’embauche ; il augmentait le désavantage compétitif des entreprises françaises face aux entreprises étrangères - puisqu’il renchérissait le coût de nos produits ; la protection s’étant universalisée et n’étant plus réservée aux travailleurs, il était anormal que d’autres ressources que le travail ne soient pas mobilisées. A partir de ce moment, le thème du poids (trop lourd) des cotisations sociales s’est installé dans le débat public (…) (Extrait de la chronique à écouter en intégralité dans cette page)

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