Action de l'organisation écologiste "NOUS VOULONS DES COQUELICOTS" à Lyon ©Getty - Robert Deyrail / Contributeur
Action de l'organisation écologiste "NOUS VOULONS DES COQUELICOTS" à Lyon ©Getty - Robert Deyrail / Contributeur
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Résumé

Les économistes considèrent que les activités de consommation et de production génèrent des effets qui ne sont pas directement liés aux finalités de ces activités, effets qui peuvent être positifs ou négatifs

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Les activités de consommation et de production génèrent des effets qui ne sont pas directement liés aux finalités de ces activités, et ces effets peuvent être positifs ou négatifs, selon les économistes. L'agriculture, par exemple, peut provoquer des problèmes de santé humaine si les consommateurs ingèrent des pesticides qui ont servi à intensifier les process. L’industrie peut, de son côté, générer des pollutions de l’air ou de l’eau qui auront un impact présent ou futur sur les habitants. On parlera alors, d’externalités négatives. D’un autre côté, une innovation technologique mise au point par une entreprise peut améliorer les rendements d’une autre, de même qu’un paysan peut contribuer à l’amélioration du paysage et à l’aménagement de son territoire. On parlera alors d’externalités positives

Si à l’origine, les économistes se sont intéressé à ce type d’effets pour comprendre les interdépendances qu’il pouvait y avoir entre les entreprises, le concept a surtout été popularisé par la littérature d’économie de l’environnement

La définition cependant, n’en finit pas de faire débat. Les économistes parlent d’externalités négatives lorsque les effets des productions nuisent à d’autres agents économiques, mais avec un bémol : le coût de cette nuisance est indolore du point de vue des comptes financiers de celui qui l’a provoquée : l’agriculteur ou l’industriel pollueur ne sera pas plus affecté dans ses comptes que ses homologues vertueux. 

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Si l’externalité négative n’a donc pas de prix pour l’agent qui la provoque, elle a un coût collectif pour la société qui la subit. Lorsque ces externalités sont considérées comme un problème public (ce qui n’est pas toujours le cas), elles sont gérées par les pouvoirs publics de diverses manières : soit par l’introduction de normes, de règles, de lois, qui peuvent aller jusqu’à des interdictions de produire, sous peine d’amende dissuasive. L’idée est de contraindre les acteurs à modifier leurs processus de production. (…)

Cette chronique est à écouter dans son intégralité dès mercredi à 14h55 en cliquant ICI, et sur l'antenne de France-Culture ou sur l'application Radio-France

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