Des ponts verts pour permettre une vie animale sauvage, Tossa de Mar, Girona Catalogne, Espagne ©Getty - Artur Debat
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Résumé

Ces pôles qui ambitionnent de s’appuyer sur les complémentarités et les interdépendances des acteurs industriels et institutionnels, qui sont-ils ?

En savoir plus

En 2004 des pôles dits de " compétitivité " sont mis en place par l’État et les collectivités territoriales. Un pôle de compétitivité est la concentration sur un territoire d’entreprises hétérogènes, petites ou grandes, mais aussi d’institutions publiques et privées qui interagissent avec ces entreprises, en particulier des laboratoires de recherche et des organismes de formation.

Ces pôles ambitionnent de s’appuyer sur les complémentarités et les interdépendances des acteurs industriels et institutionnels. Il est attendu de cet écosystème ainsi constitué qu’il produira des richesses et générera de l’emploi et surtout qu’il sera compétitif internationalement. S’il s’agit de construire une filière industrielle avec des sous-traitants regroupés sur un territoire délimité (par exemple dans le secteur de la pharmacie, de l’aéronautique, de la chimie ou bien encore l’industrie du parfum, de l’informatique, de l’électronique) l’ambition est donc bien la compétitivité internationale.

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Les économistes qualifient ces pôles de compétitivité de "politique industrielle incitative"

En effet, les agents sont incités à se regrouper grâce à des exonérations fiscales (notamment le crédit impôt recherche) et au versement de subventions nationales et territoriales. La recette sur laquelle repose cette politique industrielle est somme toute assez classique, puisque son mode d’incitation repose sur la baisse de la fiscalité d’entreprise, sur l’innovation, sur l’attractivité, le tout pour plus de croissance économique. L’originalité tient surtout à l’importance accordée à la proximité entre les entreprises et les institutions et à leurs synergies. On compte une cinquantaine de pôles de compétitivité en France, fin 2021. Et selon les sources, on peut considérer que plusieurs milliards d’argent public y ont été alloués.

Prenant ces initiatives à contre-pied, le Labo de l’ESS, un think tank dont l’objet est la promotion de l’économie sociale et solidaire, lance l’idée de Pôles Territoriaux de Coopération Économique - les PTCE. Il le fait en partenariat avec d’autres acteurs, en particulier le Coorace, le mouvement de l’économie solidaire et le Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire.

Les PTCE s’adossent et visent la coopération. Ils sont financés par plusieurs ministères et ils rassemblent, sur un territoire donné, des acteurs économiques sociaux et solidaires, des PME avec lesquels ils s’associent, des institutions publiques, des associations de citoyens, autour d’un projet socio-économique commun en vue d’abord de favoriser le développement humain durable local. Ces PTCE ont été reconnus par la loi ESS de 2014 qui a permis de fournir un cadre juridique et financier à des solutions locales, imaginées par les acteurs du terrain, pour répondre à des problèmes locaux tout en créant des synergies utiles entre une multiplicité d’acteurs de territoires (…).

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