Intérieur de La Comédie-Française, Antoine Meunier (1765-1808)
Intérieur de La Comédie-Française, Antoine Meunier (1765-1808)
Intérieur de La Comédie-Française, Antoine Meunier (1765-1808) - Antoine Meunier / Wikipédia
Intérieur de La Comédie-Française, Antoine Meunier (1765-1808) - Antoine Meunier / Wikipédia
Intérieur de La Comédie-Française, Antoine Meunier (1765-1808) - Antoine Meunier / Wikipédia
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Résumé

Pas facile de discipliner un public qui pouvait se déplacer, boire ou manger, debout au parterre, le temps d'une représentation au théâtre !

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Au XVIIIe siècle, le public désargenté qui se rendait à la Comédie-Française occupait les places situées derrière les fauteuils d’orchestre, à l'endroit qu'on appelle le parterre. Les places y étaient les moins chères car les spectateurs, exclusivement masculins, devaient rester debout. Ils étaient le plus souvent issus des milieux populaires, mais il n'était pas rare, d'y trouver des étudiants issus de la bourgeoisie, des financiers ou des officiers militaires, ayant connu des revers de fortune. Parfois, se glissaient dans cette foule des femmes déguisées en hommes, parce qu'elles voulaient payer moins cher leur billet d'entrée.

Des spectateurs qui se déplaçaient et échangeaient des commentaires avec leurs voisins

Le parterre des grands théâtres parisiens rassemblait un public composite qui ne venait pas pour assister passivement à un spectacle, comme le font aujourd’hui les amateurs d'art dramatique. Tout en suivant de près ce qui se passait sur la scène, ces spectateurs se déplaçaient et échangeaient des commentaires avec leurs voisins. L'agitation du parterre pouvait être aggravée par des circonstances tenant à la façon dont étaient organisées les représentations. Les soirs de première, il pouvait être très difficile de se procurer un billet. En dépit des efforts de la police pour limiter la cohue, les troupes de théâtre s'efforçaient en effet d'accueillir le plus de monde possible.

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Le manque d’aération et la surchauffe contribuaient aussi à l’énervement général. Il n'était pas rare que les spectateurs du parterre s'adressent au public aisé, qui avait pris place aux balcons, en s'écriant "Ouvrez les loges !" afin de permettre la circulation de l’air dans la salle. L'agitation du parterre s'expliquait également par le fait qu'il s'agissait d'un endroit où l'on pouvait boire et manger (…)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant dans le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

Références

L'équipe

Gérard Noiriel
Production
Laurence Millet
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration