Intérieur d'un bâtiment de l'usine sidérurgique de Longwy dans le bassin lorrain (3 février 1988)
Intérieur d'un bâtiment de l'usine sidérurgique de Longwy dans le bassin lorrain (3 février 1988)
Intérieur d'un bâtiment de l'usine sidérurgique de Longwy dans le bassin lorrain (3 février 1988) ©Getty - (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images
Intérieur d'un bâtiment de l'usine sidérurgique de Longwy dans le bassin lorrain (3 février 1988) ©Getty - (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images
Intérieur d'un bâtiment de l'usine sidérurgique de Longwy dans le bassin lorrain (3 février 1988) ©Getty - (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images
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Résumé

Lorsque les ouvriers décident de manifester contre la fermeture des usines du bassin de Longwy-Villerupt, ils reprennent à leur compte la fameuse tradition des Flammes de l'espoir, hommage aux soldats morts pour la France.

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A la fin de l'année 1978, lorsque les patrons de la sidérurgie lorraine ont décidé de fermer les usines du bassin de Longwy-Villerupt, les syndicats ouvriers, les enseignants et les parents d'élèves ont voulu exprimer leur colère d'une manière originale. Ils ont alors décidé de reprendre à leur compte la tradition des "Flammes de l'espoir", née dès la fin du XIXe siècle pour rendre hommage aux soldats morts pour la France. La dimension symbolique de cette manifestation était évidente. Les patrons avaient décidé de faire la guerre aux ouvriers et celle-ci risquait de faire beaucoup de victimes elle aussi. Le Républicain lorrain avait d'ailleurs donné le ton dès le 13 décembre 1978 en choisissant comme titre de la Une qui barrait toute la première page : "Usinor frappe Longwy à mort".

Une "flamme de l'espoir" transmise d'école en école

Le 24 janvier 1979, toute la population du bassin se rassembla sur la place Darche de Longwy-Bas sous la banderole Vivre, travailler et décider à Longwy, que la mairie avait accrochée sur sa façade et qui resta en place pendant les huit mois que dura la mobilisation contre ce plan de restructuration. Cette manifestation fut le point d'orgue d'une démarche ayant mobilisé pendant plusieurs semaines les milliers de parents et d'enfants qui s'étaient transmis la "flamme de l'espoir" d'école en école.

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Sur l'une des nombreuses photos prise lors du rassemblement du 24 janvier, ce qui frappe quand on l'examine attentivement, c'est le caractère fortement métissé de la foule regroupée sur cette place. Diversité des apparences physiques, mais aussi diversité sociale, puisqu'on y voit des hommes, des femmes, des enfants, des ouvriers en bleu de travail et des cols blancs en costume de ville. Tous scandent d'une même voix : "Nous voulons vivre, travailler, étudier au pays". Au premier plan de cette photographie on distingue deux enfants, une fille et un garçon, revêtus du costume lorrain traditionnel. Et en surimpression un gros titre : "CGT : par notre lutte Longwy sidérurgie vivra".  Depuis longtemps, la flamme de l'espoir s'est éteinte dans la région car toutes les usines ont été fermées. (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

Références

L'équipe

Gérard Noiriel
Production
Laurence Millet
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration