Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), en 1780, peint par Johann Nepomuk della Croce.
Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), en 1780, peint par Johann Nepomuk della Croce.
Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), en 1780, peint par Johann Nepomuk della Croce. ©Getty - Universal Images Group
Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), en 1780, peint par Johann Nepomuk della Croce. ©Getty - Universal Images Group
Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), en 1780, peint par Johann Nepomuk della Croce. ©Getty - Universal Images Group
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Résumé

Qu'appelle-t-on un génie ? Peut-il l'être à notre époque et non à la sienne ? Qui était Wolfgang Amadeus Mozart, né à Salzbourg en 1756, mort à Vienne en 1791 ?

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Si nous évoquions l'histoire de ceux que l'on appelle des "génies" ? Ce terme a pris son sens actuel au début du XIXe siècle, à l'époque du Romantisme. Auparavant, les artistes étaient considérés plutôt comme des artisans placés sous la coup des mécènes qui les faisaient vivre.

Le cas de Mozart

Le cas de Mozart illustre parfaitement les contradictions dans lesquelles se sont débattus les artistes que nous considérons aujourd'hui comme des génies, mais qui n'étaient pas perçus comme tels à leur époque. Né en 1756 dans une famille de musiciens qui dépendait des aristocrates de la Cour de Vienne, Wolfgang Amadeus Mozart  a appris la musique dès ses premières années sous la férule d'un père très autoritaire. En 1773, il est placé dans la domesticité du nouvel archevêque de Salzbourg qui entrave sa liberté de création en lui imposant des formes de musiques rigides, souvent religieuses, que le jeune compositeur ne supporte pas. Son tempérament subversif explique aussi son enthousiasme pour Paris, la ville-Lumière. "C’est le seul endroit où l’on peut gagner de l’argent et se faire honneur", écrit-il à son père, en 1777. "Quiconque a écrit quelques opéras à Paris reçoit quelque chose de fixe par an. Et puis il y a le Concert spirituel, l’académie des amateurs […]. Si l’on donne des leçons, l’usage veut que l’on gagne 3 louis d’or pour 12 leçons. On fait ensuite graver en souscription des sonates, trios et quatuors".

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Ces propos montrent que le jeune Mozart espérait qu'un marché de la musique puisse se développer de manière autonome, comme celui du livre grâce auquel les écrivains et les philosophes pouvaient désormais se détacher de la société de cour. Mais il dût rapidement déchanter car dans le domaine musical, même à Paris, il n'était pas encore possible d'échapper au patronage de l’aristocratie. (…)

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