Extraction de pierre rare, la tanzanite, dont l'unique gisement se situe sur le mont Kilimandjaro, en Tanzanie
Extraction de pierre rare, la tanzanite, dont l'unique gisement se situe sur le mont Kilimandjaro, en Tanzanie
Extraction de pierre rare, la tanzanite, dont l'unique gisement se situe sur le mont Kilimandjaro, en Tanzanie ©Getty - Yannick Tylle
Extraction de pierre rare, la tanzanite, dont l'unique gisement se situe sur le mont Kilimandjaro, en Tanzanie ©Getty - Yannick Tylle
Extraction de pierre rare, la tanzanite, dont l'unique gisement se situe sur le mont Kilimandjaro, en Tanzanie ©Getty - Yannick Tylle
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Résumé

Acquis de la révolution de février 1848, un décret fut adopté abolissant "l'exploitation des ouvriers par les marchandeurs".

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Le développement des nouvelles technologies et la force croissante du management néo-libéral ont beaucoup contribué au développement de la sous-traitance depuis une trentaine d'années, à tel point qu'on assiste au retour à des formes de relations entre patrons et salariés qui rappellent une époque où le droit du travail n'existait pas encore.

Il faut néanmoins rappeler que la logique de la sous-traitance se heurte à une limite qu'on appelle le marchandage. Le droit définit cette pratique comme une opération à but lucratif visant à fournir de la main-d’œuvre, mais qui a pour effet de causer un préjudice au salarié qu’elle concerne en contournant la législation du travail.

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"Le marchandage était très fréquent. Il permettait à un chef d'équipe de sous-traiter un travail et, après avoir fixé un tarif avec le patron, de payer lui-même les membres de son équipe"

La répression du marchandage est un acquis de la révolution de février 1848. Le 2 mars, le Gouvernement provisoire mis en place après la chute de Louis-Philippe - considérant que "l'exploitation des ouvriers par les sous-entrepreneurs ouvriers, dits marchandeurs ou tâcherons, est essentiellement injuste, vexatoire et contraire au principe de la fraternité" - a adopté un décret abolissant "l'exploitation des ouvriers par les marchandeurs".

A cette époque, le marchandage était très fréquent. Il permettait à un chef d'équipe de sous-traiter un travail et, après avoir fixé un tarif avec le patron, de payer lui-même les membres de son équipe. Mais cette pratique faisait l'objet d'interprétations contradictoires au sein du monde ouvrier. Pour en comprendre les raisons, il faut rappeler que jusqu'à la fin du XIXe siècle, les petites entreprises artisanales ont joué un rôle essentiel dans l'activité industrielle de la France. Les patrons étaient encore proches de leurs ouvriers et les va et vient entre les deux conditions étaient fréquents. Ceux qui dénonçaient le marchandage reprochaient aux chefs d'équipe qui les avaient recrutés de réduire au maximum la part de leurs gains pour s'en mettre plein les poches. (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant dans le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.