Edouard Herriot (1872-1957) devient président du Conseil en 1924
Edouard Herriot (1872-1957) devient président du Conseil en 1924
Edouard Herriot (1872-1957) devient président du Conseil en 1924 ©Getty - Bettmann
Edouard Herriot (1872-1957) devient président du Conseil en 1924 ©Getty - Bettmann
Edouard Herriot (1872-1957) devient président du Conseil en 1924 ©Getty - Bettmann
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Résumé

Sur l'ensemble du territoire national, seuls trois départements - le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle - n'appliquent pas les principes de la laïcité. Comment rendre compte de leur statut d'exception ?

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La question de la laïcité a été au cœur des débats publics français depuis une vingtaine d'années. Présentée comme un principe universel au-dessus des conceptions politiques, philosophiques ou religieuses, on sait pourtant que la laïcité n'est pas respectée sur l'ensemble du territoire national puisque les 3 départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle n'appliquent pas la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. Ces territoires ayant été annexés par l'Allemagne au lendemain de la guerre de 1870, ne furent pas concernés par cette loi.

Le projet du cartel des gauches de "mettre fin au régime spécial de l'Alsace-Moselle"

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, quand l'Alsace-Moselle est redevenue française, la question s'est posée de savoir si la République allait leur appliquer les principes de la laïcité qui s'imposaient partout ailleurs.

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En 1924, le cartel des gauches ayant remporté les élections, Edouard Herriot devint président du Conseil. Lorsqu'il annonça qu'il allait mettre fin au régime spécial de l'Alsace-Moselle, conformément au programme du parti radical dont il était le chef, il suscita un puissant mouvement de protestation qui débuta en Alsace sous l'impulsion de l'évêque de Strasbourg.

Localement, la rébellion fut massivement soutenue parce que la volonté de réintégrer l'Alsace et la Moselle dans le giron de l'Etat unitaire républicain heurtait des intérêts qu'un demi-siècle d'annexion allemande avaient consolidés. En Alsace, il existait alors un courant germanophile qui militait pour la conservation de la législation prussienne. Sans aller jusque là, les mouvements régionalistes et autonomistes s'opposaient aux lois laïques car le Reich allemand avait mis en place un système de pouvoir décentralisé qu'ils voulaient conserver. Les députés de l’Union Populaire Républicaine, soutenus par le clergé, se mobilisèrent donc contre un projet jugé centralisateur et "jacobin".(...)

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