Photo prise le 10 juin 1977 à Reims au cours des obsèques de Pierre Maître, l'ouvrier et militant de la CGT des usines VMC, tué le 6 juin lors d'un attentat. ©AFP - 000_ARP1841912
Photo prise le 10 juin 1977 à Reims au cours des obsèques de Pierre Maître, l'ouvrier et militant de la CGT des usines VMC, tué le 6 juin lors d'un attentat. ©AFP - 000_ARP1841912
Photo prise le 10 juin 1977 à Reims au cours des obsèques de Pierre Maître, l'ouvrier et militant de la CGT des usines VMC, tué le 6 juin lors d'un attentat. ©AFP - 000_ARP1841912
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Résumé

L'assassinat de Pierre Maître ou l'illustration d'une stratégie patronale visant à réprimer par la force les résistances du monde ouvrier.

En savoir plus

L'après-Mai 68 : une période "marquée par une recrudescence de la violence sociale"

La décennie qui a suivi les événements de Mai 68 a été marquée par une recrudescence de la violence sociale, ce qui s'explique en grande partie par la mobilisation des groupuscules d'extrême droite contre celles et ceux qui défendaient les valeurs progressistes et humanistes portées par le mouvement contestataire. Au cours de cette période, les crimes racistes - visant surtout des travailleurs algériens - se sont multipliés, atteignant leur paroxysme lors de l'été rouge de Marseille en 1973.

Ce fut aussi une période où les violences contre les militants de gauche et les syndicalistes s'intensifièrent fortement. La mort de Pierre Overney, un militant ouvrier maoïste tué par un vigile de Renault le 25 février 1972, suscita une vive émotion dans tout le pays.

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Pierre Maître (1945-1977), une victime du combat contre le mouvement ouvrier

Dans la chronique d'aujourd'hui, j'évoquerai la mémoire d'une autre victime de cette violence. Il s'agit de Pierre Maître, un ouvrier syndicaliste de la CGT, décédé le 6 juin 1977 à l'âge de 32 ans, après avoir été agressé par un commando d'extrême droite devant l'usine où il travaillait.

Dans cette entreprise de Reims, qui s'appelait Les Verreries mécaniques champenoises (VMC), comme dans beaucoup d'autres en France, le climat social s'était fortement dégradé depuis les grèves de mai 68. Dans la nuit du 4 au 5 juin 1977, vers une heure du matin, un commando de cinq hommes ouvrit le feu sur le piquet de grève qu'animaient Pierre Maître et ses camarades. Dix-sept impacts de balles furent retrouvés et trois militants furent blessés, dont Pierre Maître, grièvement blessé à la tête, qui mourut quelques heures plus tard. Cette agression mortelle fut l'illustration dramatique d'une stratégie patronale qui visait à réprimer par la force les résistances du monde ouvrier. (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

8 min
Références

L'équipe

Gérard Noiriel
Production
Laurence Millet
Réalisation
Carla Michel
Collaboration
Corinne Amar
Collaboration