Hisser le drapeau vietnamien sur le bunker du général français, Christian De Castries, Dien Bien Phu 1954
Hisser le drapeau vietnamien sur le bunker du général français, Christian De Castries, Dien Bien Phu 1954
Hisser le drapeau vietnamien sur le bunker du général français, Christian De Castries, Dien Bien Phu 1954 ©Getty - Picture from History/Universal Images Group
Hisser le drapeau vietnamien sur le bunker du général français, Christian De Castries, Dien Bien Phu 1954 ©Getty - Picture from History/Universal Images Group
Hisser le drapeau vietnamien sur le bunker du général français, Christian De Castries, Dien Bien Phu 1954 ©Getty - Picture from History/Universal Images Group
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Résumé

Qu'en est-il de la longue et tumultueuse histoire du droit d'asile en France ?

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Le drame des réfugiés ukrainiens a marqué une nouvelle étape malheureuse dans la longue et tumultueuse histoire du droit d'asile. Rappelons un épisode encore mal connu de ce passé. Il concerne les Français qui furent obligés de fuir l'Indochine, après la défaite de Diên Biên Phu et les accords de Genève qui ont mis fin à cette guerre coloniale en 1954.

Le 10 avril 1956, 1160 Français d'Indochine, dont 740 enfants,  furent acheminés vers ce centre d'accueil de Sainte-Livrade, village du Lot-et-Garonne

Parmi les dizaines de milliers de Français qui ont rejoint la métropole en catastrophe, certains étaient des Eurasiens, comme on disait alors, nés d’un père français et d’une mère vietnamienne. A leur arrivée, la plupart d'entre eux furent dirigés vers des camps de transit, appelés, Centres d'Accueil des Français d'Indochine (CAFI). L'un d'eux fut ouvert à Sainte-Livrade, un village du Lot-et-Garonne, dans un camp militaire construit par des réfugiés espagnols à la fin des années 30 et qui avait servi à l'internement des prisonniers ukrainiens de l’armée allemande pendant la guerre.

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Le 10 avril 1956, 1160 Français d'Indochine, dont 740 enfants - Eurasiens pour la plupart - furent acheminés vers ce centre. Ces familles déracinées avaient subi les traumatismes de la guerre d'Indochine, aggravés bien souvent par une première expérience d'internement dans les camps de toile installés à la fin de la guerre autour de Saïgon. Après un mois de navigation, ces réfugiés avaient débarqués à Marseille, puis ils avaient été conduits vers le CAFI de Sainte-Livrade. Le camp était composé de 36 baraques en briques alignées, entourées de barbelés. Il était dirigé par d’anciens militaires qui avaient servi dans les troupes coloniales et qui appliquaient une discipline de fer.

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Comme ce fut le cas pour les Harkis d'Algérie, ces réfugiés - qui pensaient être bien reçus parce qu'ils avaient servi la France - furent profondément choqués par cet "accueil" lamentable. Pour les rassurer, les autorités affirmèrent qu'il s'agissait d'un hébergement provisoire, le temps pour eux de s’adapter à leur nouvelle existence, afin d'acquérir rapidement une autonomie qui faciliterait leur insertion dans la vie active. Mais le provisoire dure souvent longtemps en France (…)

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