Réfléchir : prend-on assez le temps ?
Réfléchir : prend-on assez le temps ? ©Getty - David Wall
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À l'ère des réseaux sociaux, a-t-on encore le temps de réfléchir ?

Le problème de l'enseignement ne consiste jamais seulement à enseigner quelque chose, à transmettre un contenu, à produire une instruction ; il consiste aussi à transmettre une réflexion sur ce savoir - c'est bien entendu, le geste socratique : savoir ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas. D'ailleurs, savoir c'est savoir qu'on sait, savoir pourquoi ; réfléchir un peu minimalement au second degré. D'où cette difficulté de l'enseignement. On voudrait transmettre des contenus et parfois, on renonce à réfléchir sur les contenus qu'on transmet.

La réflexion suppose quelque chose d'impalpable, de l'ordre de la liberté et du temps

Hannah Arendt définissait la réflexion par la capacité de retrait - l'homme qui pense, ce Penseur de Rodin, a besoin d'espace, de temps, de liberté ; à l'ère des réseaux sociaux, a-t-on encore le temps de réfléchir, y a-t-il encore une place pour l'apprentissage de la réflexion, qui semble être quand même la condition de la liberté ? Avec le risque de ce retrait, de s'enfermer en soi-même (...).

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