Petit garçon dans un champ de fleurs au printemps
Petit garçon dans un champ de fleurs au printemps ©Getty - Westend61
Petit garçon dans un champ de fleurs au printemps ©Getty - Westend61
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Comment peut-il y avoir une nouveauté qui se répète, sans pour autant cesser d'être nouvelle ?

Il y a quelque chose d'étonnant avec la répétition, c'est justement qu'elle suscite notre étonnement ; malgré l'évidence que quelque chose se répète, notre étonnement nous paraît inédit, comme si derrière la répétition, il y avait une nouveauté plus profonde, comme si la nouveauté des choses n'excluait pas leur retour. Quel est donc ce mystère ?

Celui qui est allé le plus loin dans l'étonnement, dans l'exclamation devant ce mystère, c'est le philosophe de formation bergsonienne, Vladimir Jankélévitch - lui qui, chaque fois, s'étonnait, s'émerveillait, s'extasiait devant le retour du même printemps, ce quelque chose d'absolument prévisible ; "ce printemps qui n'est pas encore là et qui, chaque fois qu'il arrive nous inspire de joyeuses surprises. Bien sûr, il y a répétition et malgré tout, c'est une surprise à l'identique".

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Comment peut-il y avoir cette nouveauté qui se répète, sans pour autant cesser d'être nouvelle ? Jankélévitch s'en émerveille comme d'un rapport spontané au temps.  Hélas, ce retour du printemps ne nous paraît plus garanti sur facture  -"Il n'y a rien de nouveau sous le soleil" - Et pourtant, aujourd'hui, même lui, nous paraît menacé, comme la vie entière et les printemps sur la planète (...).

L'intégralité de la chronique est à écouter en cliquant sur la page