Cœur explosif sur fond parme ©Getty - Yulia Reznikov
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Résumé

On assiste aujourd'hui à une transformation des rapports amoureux qui fait craindre à certains qu'ils aient profondément changé de nature

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   Comme s'il y avait une nature immuable de l'amour, et de la haine, son contraire, à travers les siècles, sans transformations majeures - sans pour autant disparaitre de la Carte du Tendre, de la carte des passions humaines… La transformation que certains regrettent aujourd'hui est une transformation qui leur parait faire passer l'amour, de sentiment vers plutôt quelque chose de moral, de régulé  par une sorte de contrat ; c'est la peur de voir l'amour traversé par des risques éthiques ou politiques - par exemple, par le viol ou la violence en général, ou la violation… 

Et d'une certaine manière, on introduirait partout, la nécessité de respecter, la nécessité d'interdire certains actes sans le consentement ; peut-être, faudra t-il, craignent certains, demander à d'autres, la permission de les aimer, la permission de faire l'amour… Et finalement, la sexualité elle-même serait régulée par des règles dans tous ses actes et dans toutes ses dimensions. Est-ce qu'on ne perdrait pas la beauté, la passion même de l'amour, à vouloir ainsi le réguler ?

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Or, regretter cela, c'est aussi évidemment être dans un déni. C'est le déni, au fond, de l'ambivalence des passions humaines, de cette ambivalence qui fait que même l'amour est traversé non seulement par un contraire affectif, la haine, mais par une question de pouvoir, une volonté de domination, un risque d'inégalité (…)

Un extrait de la chronique à écouter en intégralité dans cette page

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