Un essai qui prend la tête
Un essai qui prend la tête ©Getty - Seth Thomas
Un essai qui prend la tête ©Getty - Seth Thomas
Un essai qui prend la tête ©Getty - Seth Thomas
Publicité

L'essai, une mise en scène facultative et subjective de soi-même ?

On a en France l'idée de l'essai comme genre léger, superficiel, qui s'écrirait dans les cafés, et on critique bien souvent les essayistes, comme s'il avaient fait de l'essai - cette belle notion littéraire, cette mise à l'épreuve d'une méthode et de soi-même, comme chez Montaigne - un genre superficiel, une mise en scène facultative et subjective de soi-même qu'on peur rédiger en quelques minutes. La France ou le pays des essayistes - souvenons-nous de Sartre qui écrivait au café Les Deux Magots. La France, pays des essais et des Deux Magots, n'est-ce pas un peu excessif ?

On a peut-être raison malgré tout de distinguer entre deux sortes d'essais, et dans la littérature, notamment philosophique, entre deux genres de l'essai ; l'essai qui met à l'épreuve une véritable méthode théorique et un véritable effort subjectif et personnel, et puis cette dérive de "l'essayisme",  qui a dévalué le genre de l'essai, qui a en effet menacé la philosophie, comme s'il suffisait d'appeler "Essais" à la suite de Montaigne, tout et n'importe quoi, pour que ce soit une révolution dans l'histoire de l'humanité. (...)

Publicité

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment " ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

L'équipe