Pourquoi faut-il parfois être "contre" ?

Comment faire du refus l'objet d'une affirmation ?
Comment faire du refus l'objet d'une affirmation ? ©Getty - Boast
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Comment les raisons d'un refus ou d'une opposition peuvent-elles être justifiées ?

Le fait de s’opposer à quelque chose va dans notre vie beaucoup plus loin qu’on ne le croit souvent. Ce n’est pas seulement trouver qu’un argument est faux, constater un danger objectif auquel il faut s’opposer, comme on dit qu’on est “contre la maladie” ou “contre la guerre”, ce qu’on peut dire de manière extérieure sans être profondément motivés par cette opposition à quelque chose qui nous semble menacer notre vie dans son essence.

Le fait même de dire que l’on est “pour” ou “contre” quelque chose, que cette opposition à quelque chose ou ce désir de quelque chose peut nous définir dans notre être même, nous montre bien comment le fait du “pour” du “contre” va jusqu’au cœur de notre existence individuelle, peut-être d’ailleurs avec des pathologies. Car être contre, c’est aussi vivre dans le négatif, se condamner au malheur, à la haine, ou à la guerre. Nous avons une pathologie dans nos vies morales qui consistent à être "anti" : des êtres qui ne sont plus que négatifs, critiques ou destructeurs.

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Pourtant, il y a aussi quelque chose de profond, qui renvoie à l’essence même du vivant qui consiste d’abord à s’opposer : le fait de refuser quelque chose de négatif ou de dangereux est à l’origine de la pensée. (...)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art…  Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.

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