Un père ajustant le masque protecteur de sa fille devant l'école, pendant l'épidémie de Coronavirus
Un père ajustant le masque protecteur de sa fille devant l'école, pendant l'épidémie de Coronavirus
Un père ajustant le masque protecteur de sa fille devant l'école, pendant l'épidémie de Coronavirus ©Getty - Catherine Delahaye
Un père ajustant le masque protecteur de sa fille devant l'école, pendant l'épidémie de Coronavirus ©Getty - Catherine Delahaye
Un père ajustant le masque protecteur de sa fille devant l'école, pendant l'épidémie de Coronavirus ©Getty - Catherine Delahaye
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Résumé

Si la maladie est une expérience individuelle et subjective par essence, inversement, la santé n'est jamais seulement individuelle, elle est toujours un état collectif.

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La globalisation de la vie humaine dans nos sociétés a pris une nouvelle figure depuis l'expérience de la pandémie de coronavirus. Elle désignait d'abord une sorte d'extension des échanges économiques, puis, une sorte d'extension des échanges médiatiques, et puis voici qu' à travers la pandémie, elle désigne maintenant une sorte d'extension des échanges épidémiques. Une globalisation par les virus, une transmission de la maladie sur toute la surface de la terre, pour le pire, et peut-être un jour, à travers le vaccin et son extension juste, pour le moins pire, sinon le meilleur. La globalisation passe par la santé, et la santé est en passe de devenir globale.

Un enjeu tout à fait nouveau : la notion de la santé unique

Il y a là un enjeu tout à fait nouveau qui fait qu'apparaît dans le monde une notion de la santé unique, de toute la planète, en anglais cela se dit, One Health, et le Conseil scientifique Covid a publié un avis qui traduit cela par, Une seule santé. Il y a là quelque chose de nouveau - cette façon de tout considérer sous l'angle d'une santé globale - et en même temps, d'antique et de fondamental. La maladie est toujours individuelle, c'est une expérience individuelle et subjective par essence et inversement, la santé n'est jamais seulement individuelle, elle est toujours un état collectif : il n'y a de santé que publique. Paul Ricoeur le disait ainsi : "La souffrance est individuelle mais la santé est publique".

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