Homard sur un rocher de mousse
Homard sur un rocher de mousse
Homard sur un rocher de mousse ©Getty - David Croxall / EyeEm
Homard sur un rocher de mousse ©Getty - David Croxall / EyeEm
Homard sur un rocher de mousse ©Getty - David Croxall / EyeEm
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Résumé

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les souris vivent moins longtemps que les corbeaux ?

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Nous avons tous entendu parler de Jeanne Calment qui détient le record de longévité pour un être humain, 122 ans ! Des transhumanistes pétris d’un optimisme béat et armés d’une foi inébranlable dans le progrès technique, nous prédisent un futur joyeux où nous vivrons 300 voire 400 ans. Toutefois, la réalité quotidienne nous impose un double constat ; tous les individus d’une espèce ne sont pas logés à la même enseigne. Même en écartant les hasards malheureux et les accidents de la vie, nous vivons plus ou moins longtemps. N’est pas Jeanne Calment qui veut. D'une espèce à l’autre, c’est encore plus flagrant. Une souris vivra en moyenne vingt à trente fois moins longtemps qu’un corbeau. Tous les soins que vous pourrez prodiguer à votre souris apprivoisée n’y changeront pas grand-chose, c’est ainsi !

Pour les vies les plus courtes, les plus "défavorisés" semblent bien être les insectes

Laissons de côté les unicellulaires et concentrons-nous sur les animaux. Les plus "défavorisés" semblent bien être les insectes. L'un d’entre eux est même appelé "éphémère", car son adulte est connu pour ne vivre que vingt-quatre heures - nous pensons aussi aux papillons. Mais attention ! Il ne s’agit que de la vie adulte : les insectes ont des vies larvaires souvent bien plus longues que celle des formes adultes. Un hanneton ne vit que le temps d’un été alors que sa larve s’est régalée de racines pendant trois ans.

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Quels sont les animaux qui ont les vies le plus longues ?

Savez-vous qu'un homard a une durée de vie de 140 ans ? Un oursin ou une baleine boréale, de 200 ans ? Des tortues géantes des Seychelles, de 270 ans ou un requin du Groenland, de 400 ans ?

Nous aimons regarder la nature à travers nos caractéristiques. Nous aimons donc considérer la longévité d’individus physiquement distincts, bien séparés de leurs congénères. Pour bien comprendre, allons voir les plantes. Prenons un arbre, par exemple. Il grandit, grandit encore, puis finit par mourir. A cette aune, l’âge d’un pin des Montagnes Rocheuses a été estimé à plus de 4 800 ans. On a "flashé" un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) à 3240 ans. Mais si l’on regarde le système racinaire, et non plus la seule partie aérienne, ce système souterrain bouscule notre notion d’individu, puisque plusieurs arbres peuvent émerger du même système et être des clones. Un houx de Tasmanie, Lomatia tasmanica qui se répand par enracinement de tiges tombées au sol serait issu d’une plante mère originelle qui vivait il y a 43 000 ans ; une immense colonie clonale de peupliers faux-trembles de l’Utah a un âge estimé de 80 000 ans (...)

Pourquoi vieillissons-nous ? Pourquoi en portons-nous des stigmates ? Quel est le rapport entre vieillissement et cancer ? Pourquoi certains animaux ne manifestent aucun ou peu de signes de vieillissement ou encore, pourquoi leur taux de mortalité et leur fertilité restent-ils constants tout au long de la vie ? Autant de questions et de réponses à retrouver ici.

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.