Papillon machaon sur une fleur
Papillon machaon sur une fleur ©Getty - Jacky Parker
Papillon machaon sur une fleur ©Getty - Jacky Parker
Papillon machaon sur une fleur ©Getty - Jacky Parker
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Ne vous êtes-vous jamais demandé comment plantes ou animaux pouvaient présenter autant de belles couleurs ?

Qui n’a jamais contemplé un papillon, un oiseau aux couleurs chatoyantes ? Qui n’a jamais été fasciné par le pelage d’un jaguar ou d’un zèbre, ou par un ciel bleu d’azur ? Autant de couleurs et de motifs dont se parent nombre d’objets naturels. Mais d’où viennent-elles ces belles couleurs ?

Toutes les couleurs se valent-elles ?

Toutes les couleurs ne se valent pas, et sans que nous y prêtions attention, les couleurs que nous voyons ne sont pas issues de phénomènes comparables. il y a ce qui nous est intuitivement le plus simple : la couleur vient de l’équivalent d’une peinture, autrement dit d’un pigment. Ainsi, la chlorophylle, pigment vert, nous fait voir les feuillages en vert. On peut dire que ce type de coloration a une origine chimique, le pigment. Il y a ce qui nous fascine : les reflets irisés qui animent la carapace d’un insecte coléoptère qui change littéralement de couleur selon son orientation. Cette fois, la couleur a une origine physique, la diffraction de la lumière dans un réseau très fin, invisible à l’œil nu.

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Qui est absorbé, qui est réfléchi ?

Un corps éclairé par la lumière blanche du soleil nous apparaît d’une certaine couleur en fonction des ondes qui sont absorbées et celles qui sont réfléchies.

Un corps éclairé par la lumière blanche du soleil nous apparaît d’une certaine couleur en fonction des ondes qui sont absorbées et celles qui sont réfléchies. Nous ne percevons que les ondes réfléchies. Par exemple, une tomate contient des composés qui absorbent les longueurs d’ondes courtes du spectre lumineux, entre 300 et 605 nanomètres, mais pas les plus longues situées entre 605 et 750 nanomètres environ qui sont renvoyées vers nos yeux et qui correspondent à la couleur que l’on nomme le rouge. Lorsqu’un corps est noir, on a l’habitude de dire qu’il n’a pas de couleur, et à raison : il absorbe toutes les longueurs d’onde, et donc n’en renvoie aucune. D'ailleurs, avez-vous remarqué qu’un corps noir au soleil chauffe plus vite qu’un corps blanc ou coloré ? C’est précisément que comme il absorbe toutes les longueurs d’onde, il absorbe aussi plus d’énergie ce qui a pour effet de produire de la chaleur via l’agitation des molécules.

Dans la nature, produire de la couleur par absorption s’effectue grâce à des pigments

On en revient à la peinture qui a commencé avec de l’ocre sur les parois des grottes. Les pigments sont des composés chimiques synthétisés par un organisme, ou bien présents dans l’environnement et stockés par un organisme. La chlorophylle est verte, la mélanine tend vers le noir.

Mais alors, pourquoi les couleurs auraient-elles été sélectionnées ? Produire de la couleur suppose un investissement en énergie. Donc, pourquoi dépenser cette énergie à se faire beau plutôt qu’à manger ou se défendre ? Ou encore, saviez-vous par exemple, que les papillons ont des écailles ? Comment certains font-ils pour changer de couleur ? Les  caméléons on le sait, mais aussi, les poissons, les pieuvres, les seiches peuvent changer de couleur : se fondre dans le décor, comme se rendre plus visibles. Et une truite arc-en-ciel, avez-vous déjà vu une truite arc-en-ciel ? (…) Autant de questions et autant de réponses dans cette chronique.

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant dans le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.