Aloysia citrodora ou "lemon verbena" ou encore, verveine odorante, dans un jardin végétal ©Getty - Annick Vanderschelden
Aloysia citrodora ou "lemon verbena" ou encore, verveine odorante, dans un jardin végétal ©Getty - Annick Vanderschelden
Aloysia citrodora ou "lemon verbena" ou encore, verveine odorante, dans un jardin végétal ©Getty - Annick Vanderschelden
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Résumé

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les plantes nous semblent bizarres ?

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Les plantes sont fort éloignées de nous. Retrouver un ancêtre commun aux plantes, aux animaux et aux champignons imposerait de remonter le temps sur plus d’un milliard d’années, c'est dire si notre cousinage est lointain, et à quel point nous partageons peu avec les plantes.

Tentons l’exercice de nous glisser dans la peau d’une plante qui regarderait les animaux - tous les animaux !

Pour aujourd’hui, tentons l’exercice très théorique de nous glisser dans la peau d’une plante qui regarderait les animaux et en particulier, les Homo sapiens. Quelle drôle de notion, l’individu ! Nous avons tous une conscience aigue de qui nous sommes de ce qui fait notre personnalité, tout comme notre enveloppe physique, mais chez les plantes, cela fonctionne différemment. A commencer par le déplacement. D'abord, pourquoi se déplacer autant, alors qu’il est si simple d’être immobile - mais est-ce si simple ?

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"Une plante peut être vue comme un ensemble de cellules interconnectées, en coopération forcée"

Les animaux ont besoin de beaucoup d’énergie, parce qu’ils bougent. Si je suis une plante, je réserve mon énergie pour d’autres tâches ; la réparation des pièces endommagées - par exemple, on me broute, mais ça repousse ; ou encore, j'affronte mieux que les animaux les mutilations, les blessures, en bourgeonnant et en repoussant, voire en dissuadant grâce à des odeurs et des composés toxiques ; la protection est aussi due à mes parois cellulaires faites de composés comme la cellulose et de la lignine, tannin géant qui rigidifie certaines parois et les rend trop dures pour être broutées et digérées.

Les animaux sont constitués d’un ensemble de cellules différenciées, assemblées en organes ce qui suppose des circuits d’information complexes pour que le tout fonctionne harmonieusement : système nerveux, système sanguin, système lymphatique. Une plante peut être vue comme un ensemble de cellules interconnectées, en coopération forcée via ces fameux plasmodesmes par lesquels transitent les signaux. Mais on peut le dire à l’envers, et regarder les plantes comme une cellule unique, à plusieurs noyaux, qui serait partiellement découpée en régions par des parois rigides.

En bref

Saviez-vous qu'il n'y a pas de cancer chez les plantes ? Savez-vous que, contrairement aux cellules animales qui évacuent leurs déchets vers l’extérieur, les cellules végétales les stockent vers l’intérieur, dans une sorte de sac au sein de la cellule ? Croyez-vous que les plantes soient totalement immobiles ? On imagine peut-être que si les plantes ne dépensent pas leur énergie à se déplacer, qu'elles sont pleines d’astuces pour faire déplacer leurs graines par d’autres ? Mais enfin : les plus forts et les plus performants, c’est qui ?

Autant de questions que pose cette chronique que vous pouvez écouter dans son intégralité, en cliquant sur le haut de la page.

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