Rouille du soja : quand un parasite prend ses aises chez son hôte
Rouille du soja : quand un parasite prend ses aises chez son hôte
Rouille du soja : quand un parasite prend ses aises chez son hôte ©Getty - Lucas Ninno
Rouille du soja : quand un parasite prend ses aises chez son hôte ©Getty - Lucas Ninno
Rouille du soja : quand un parasite prend ses aises chez son hôte ©Getty - Lucas Ninno
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Résumé

Ne vous êtes-vous jamais demandé si des espèces différentes pouvaient s’entraider ?

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Commençons par exemple par un mot devenu à la mode, le mot "symbiose". Passé dans le langage courant, "symbiose" sous-entend harmonie, entraide, bonne entente. En réalité, cela n'est pas toujours le cas si l’on part du principe que les mots ont un sens. Étymologiquement, symbiose, cela signifie "vivre ensemble".

"Une symbiose où les deux partenaires sont bénéficiaires correspond au mutualisme"

En écologie, une relation symbiotique suppose que des individus d’espèces différentes interagissent de manière intime et durable pendant une part importante de leur cycle de vie. Cela implique que des relations plus fugaces comme celle qui lie une proie – un campagnol – à son prédateur – une buse – ne sont pas des symbioses. En apparence, tout va bien. Mais si l’on est précis, sur cette base, plusieurs types de symbioses peuvent exister. Des symbioses où un partenaire nuit à l’autre correspondent au parasitisme. Il existe des symbioses dont un seul partenaire tire bénéfice, sans pour autant nuire à l’autre. Enfin, une symbiose où les deux partenaires sont bénéficiaires correspond au mutualisme, auquel est souvent réduit le terme symbiose. Et c’est uniquement de cette catégorie de symbiose dont il s'agit aujourd'hui.

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Comment le mutualisme peut-il bien se mettre en place ?

Une fois installé, on voit bien que pratiquer le mutualisme est intéressant pour tout le monde. Mais comment démarrer dans un monde où, a priori, règne plutôt la compétition ? Autrement dit, qui tend la main le premier ? L’hypothèse la plus vraisemblable et la plus contre-intuitive est que le mutualisme tirerait son origine de son contraire, le parasitisme.

Voici le principe : prenons un parasite vivant sur son hôte. Ou plutôt non : une population de parasites vivant sur une population d’hôtes. La population de parasites qui se maintient dans le temps ne tue pas complètement la population d’hôtes, c’est une évidence. Certains individus meurent, mais pas tous. Dans cette course entre le parasite et son hôte, le parasite tire un avantage. Mais il arrive aussi que certains individus hôtes puissent à leur tour tirer un bénéfice, même minime, de la présence du parasite. C’est ainsi qu’émerge un début de bénéfice mutuel qui pourra être sélectionné.

Connaissez-vous la relation entre la punaise des lits et les Wolbachia ?  Savez-vous ce que sont les Wolbachia ? Pourquoi poissons clowns et anémones s’aiment-ils ? Qu'en est-il pour les champignons ou comment font-ils pour se nourrir ? Autant de questions posées dans cette chronique qui nous montrent à quel point le mutualisme en réseau, la collaboration entre espèces, dominent le monde vivant. (…)

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page. Histoire, économie, sciences, philosophie, histoire de l'art… Écoutez et abonnez-vous à la collection de podcasts "Le Pourquoi du comment" ; les meilleurs experts répondent à toutes les questions que vous n'osez poser.