Les manifestants étaient dans la rue, dimanche 18 octobre 2020 à Santiago, pour commémorer le mouvement social qui, il y un an, a créé l'opportunité d'une grande révision constitutionnelle. ©AFP - Claudio Reyes
Les manifestants étaient dans la rue, dimanche 18 octobre 2020 à Santiago, pour commémorer le mouvement social qui, il y un an, a créé l'opportunité d'une grande révision constitutionnelle. ©AFP - Claudio Reyes
Les manifestants étaient dans la rue, dimanche 18 octobre 2020 à Santiago, pour commémorer le mouvement social qui, il y un an, a créé l'opportunité d'une grande révision constitutionnelle. ©AFP - Claudio Reyes
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Résumé

Ce dimanche, 14 millions de Chiliens sont appelés à dire si oui ou non ils veulent une nouvelle Constitution. Un référendum qui constitue l'une des rares exigences satisfaites après les mouvements sociaux de 2019, et qui pourrait mettre un terme à trente ans d'ultralibéralisme institutionnalisé.

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Il y a un an, en octobre 2019, la rue chilienne s'enflammait, après une simple hausse du prix du métro à Santiago. Un mouvement populaire, violemment réprimé, qui devait réunir jusqu'à 2 millions de manifestants à travers tout le pays, comme une réponse tardive et massive au pesant héritage économique du régime Pinochet.

Un cri de colère, en tout état de cause, contre un appauvrissement généralisé. 

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Cette semaine, les Chiliens sont de nouveau dans la rue, à la veille d'un référendum qui doit mettre un terme à une Constitution écrite en 1980, en pleine dictature, gravant le marbre les théories économiques néolibérales. C'est sur cette base qu'ont été privatisés, entièrement ou partiellement, des services publics aussi fondamentaux que l'éducation, la santé ou les retraites.

Un terreau d'inégalités, devenues criantes depuis les années 1990, même si le Chili a connu une croissance économique moyenne annuelle de plus de 3,7 % depuis la fin de la dictature. Les Chiliens ont d'ailleurs dénoncé à plusieurs reprises un système à deux vitesses, mais leurs demandes de réformes sont le plus souvent restées lettre morte.

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Face à une droite et une extrême droite très mobilisées pour défendre le texte fondamental tel qu'il est, le "oui" à une nouvelle Constitution est crédité de plus de 60 % des intentions de vote. Prochaine étape, si la réforme l'emportait : élire, en avril, celles et ceux qui formeront la constituante.

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