La location du groupe électrogène coûte 75 000 euros à Thierry Chopin, presque autant que son ancien contrat annuel d’électricité.
La location du groupe électrogène coûte 75 000 euros à Thierry Chopin, presque autant que son ancien contrat annuel d’électricité.
La location du groupe électrogène coûte 75 000 euros à Thierry Chopin, presque autant que son ancien contrat annuel d’électricité. - Marie Viennot
La location du groupe électrogène coûte 75 000 euros à Thierry Chopin, presque autant que son ancien contrat annuel d’électricité. - Marie Viennot
La location du groupe électrogène coûte 75 000 euros à Thierry Chopin, presque autant que son ancien contrat annuel d’électricité. - Marie Viennot
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Résumé

Les prix de l’électricité ont flambé en décembre. Reportage dans une PME industrielle qui a dû renégocier son contrat au plus mauvais moment.

En savoir plus

L’augmentation des prix de l’électricité est de plus en plus un sujet d’inquiétude pour les entreprises. Pour le reportage de la rédaction, Marie Viennot s’est rendue dans une scierie en Mayenne, obligée de renégocier son contrat d’électricité fin décembre au moment où les prix de l’électricité ont atteint un pic inédit (600 euros le megawattheure, contre 59 en 2019, et autour de 200 aujourd’hui). 

Contrairement à beaucoup de chefs d’entreprises qui ont préféré taire leurs difficultés, Thierry Chopin, le patron de Palette 53 a sonné l’alerte dans les médias. Il a commencé l’année 2022 sans contrat, il a donc décidé de louer un groupe électrogène. Le reportage de la rédaction raconte ses difficultés. 

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La semaine dernière, le gouvernement a trouvé une solution pour limiter la hausse pour les particuliers en obligeant EDF a augmenter le quota d’électricité pas cher que l'entreprise est obligée de revendre à ses concurrents. Des explications plus détaillées de ces mesures dans le journal de 12h30 du 14 janvier

Les entreprises vont aussi bénéficier de cette mesure. Toutes les fédérations professionnelles l’ont salué : ici le communiqué de l’UNIDEN, l’Union des Industries consommatrices d’énergie.

En demandant à EDF de vendre 20 térawattheure de plus que les 100 déjà vendus à un prix très bas (42 euros le mégawattheure, alors que le cours sur les marchés est proche de 200 euros…), le gouvernement permet aux fournisseurs alternatifs (concurrents d’EDF) de proposer à nouveau des tarifs raisonnables à leurs clients, mais il n’a aucune garantie qu’ils le feront. Les fournisseurs alternatifs s’y sont engagés, mais comme l’explique CLCV dans ce document, il y a des risques de spéculation. 

Malgré cette mesure (qui va coûter 8 milliards d’euros EDF, ce que le PDG de l’entreprise a qualifié de choc face à ces managers), les entreprises ne savent donc pas exactement quelle sera leur facture d’électricité en 2022. 

A lire/ écouter : Electricité : un bien compatible avec les lois du marché ? (bulle économique, 4 minutes) 

Pour les Industries qui consomment beaucoup d’électricité, la Métallurgie, l’agroalimentaire, la Chimie, la situation reste critique. Difficile de chiffrer le surcoût global de l'augmentation des prix car l’achat d’électricité diffère d’une entreprise à l’autre. 

Certaines achètent longtemps à l’avance, d’autre au jour le jour. Mais surcoût, il y aura, c’est une certitude. 50% de plus sur la facture électrique des entreprises chimiques en 2022, par rapport à 2021 avance leur représentant France Chimie. Ce qui alimentera l’inflation des produits de consommations, c’est une certitude aussi. 

Références

L'équipe

Marie Viennot
Journaliste