Depuis 5 ans, il ya autant d'étudiantes que d'étudiants dans les 14 écoles de journalisme, mais l'insertion professionnelle est plus difficile pour les femmes.
Depuis 5 ans, il ya autant d'étudiantes que d'étudiants dans les 14 écoles de journalisme, mais l'insertion professionnelle est plus difficile pour les femmes. ©Getty - Caia Image
Depuis 5 ans, il ya autant d'étudiantes que d'étudiants dans les 14 écoles de journalisme, mais l'insertion professionnelle est plus difficile pour les femmes. ©Getty - Caia Image
Depuis 5 ans, il ya autant d'étudiantes que d'étudiants dans les 14 écoles de journalisme, mais l'insertion professionnelle est plus difficile pour les femmes. ©Getty - Caia Image
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Cinq ans après le mouvement #MeToo dans les médias, les changements sont lents dans la profession, mais pas dans les 14 écoles de journalisme reconnues. Elles se sont unies pour mieux protéger leurs étudiantes et rendre la formation des journalistes plus inclusive. Exemple à l'IUT de Lannion.

En France, le mouvement #MeToo a d'abord visé les médias sous le #balancetonporc. Quel a été l'effet de ces dénonciations, de la libération de la parole dans les médias ? Y a-t-il eu une réelle prise de conscience des tentatives de solutions pour réduire les violences sexistes et sexuelles massives dans ce secteur ?

Dans les rédactions et les groupes de presse, les changements sont lents, mais pas dans les écoles de journalisme, car les étudiantes jeunes et précaires sont les premières victimes des discriminations et des prédateurs de ce petit milieu. Depuis 2017, les 14 écoles reconnues par la profession ont donc mis en place une mission de lutte contre les discriminations avec des dispositifs d'écoute conjoints entre les grands médias et les écoles. Les référents se donnent rendez-vous régulièrement pour assurer la sécurité des étudiants stagiaires et certaines écoles n'hésitent plus à brandir la menace d'un boycott de certaines rédactions qui ne protégeraient pas assez leurs étudiants.

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Pourtant, en pratique, la parole ne s'est pas beaucoup libérée depuis cinq ans, même dans cette jeune génération. Preuve que les violences sexistes et sexuelles sont structurelles dans les médias.

D'où l'idée de l 'IUT de Lannion. Dirigé par deux chercheuses universitaires spécialistes de l'égalité femmes hommes, l'institut a décidé de former ses étudiants aux techniques de journalisme mais en leur dispensant une formation spécifique en sociologie féministe. Résultat, les étudiantes ont l'impression d'évoluer dans une bulle protectrice et libératrice et de nombreux étudiants ont entamé une déconstruction de leurs stéréotypes de genre... au risque parfois de creuser un fossé entre ces jeunes journalistes d'un nouveau genre et le reste de la profession.

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