Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Nantes
Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Nantes
Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Nantes ©Radio France - Claire Flochel
Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Nantes ©Radio France - Claire Flochel
Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Nantes ©Radio France - Claire Flochel
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Résumé

Jean-Luc Mélenchon voulait "un coup d'éclat" pour repartir en campagne. Il organisait un meeting qui se voulait une expérience sonore, visuelle et olfactive dimanche au parc des expositions de Nantes. Le candidat a réussi malgré la crise sanitaire à attirer de nouveau l'attention sur sa campagne.

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Jean-Luc Mélenchon entouré d'un océan à 360 degrés, c'est l'une des images, entre autres, que l'on retiendra de son meeting dimanche après-midi au parc des expositions de Nantes. Meeting immersif et olfactif. Sur les odeurs ce n'était pas vraiment gagné mais sur la forme, il est vrai que le candidat de la France insoumise a bousculé les codes de la campagne et des meetings, malgré une situation sanitaire pas des plus clémentes. Comme l’y autorise la Constitution, il n'a pas instauré de jauge. Selon les organisateurs, 3500 sympathisants et militants de la France insoumise étaient présents à l'intérieur, 1500 a l'extérieur, avec l'obligation pour tous de porter un masque FFP2, distribué à l'entrée. Disséminés aux quatre coins de la salle aussi, des purificateurs d'air.

3500 personnes réunies avec masques FFP2 obligatoire sur le nez pour le meeting "immersif" de Jean-Luc Mélenchon
3500 personnes réunies avec masques FFP2 obligatoire sur le nez pour le meeting "immersif" de Jean-Luc Mélenchon
© Radio France - Claire Flochel

Jean-Paul, 68 ans, l'admet, la situation n'est pas idéale mais pas question pour lui de ne pas être présent. Il a fait le déplacement depuis la région parisienne : "Cela fait une fatigue générale puisque le temps de venir après 4h30 de route et puis encore le masque après mais bon c'est valable pour tout le monde, c'est comme ça". "On est sous oxygéné", plaisante-t-il.
On respire, il est vrai, un peu moins bien mais peu importe pour François, 36 ans, c'est une des solutions pour que la démocratie vive et qu'elle ait un sens. "On essaie d'être le plus responsable possible, explique le trentenaire, on essaie de ne pas mettre nos mains partout, il y a du gel qui est à disposition, on fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on a à notre disposition."

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C'est suffisamment rassurant pour moi, pour venir, et visiblement pour 5000 personnes (François, sympathisant de La France Insoumise)

Moins rassurée, Monique, 73 ans, est tout de même venue de Vendée, accompagnée de sa petite fille, Ophélie, 21 ans. "On est venue quand même, relate la septuagénaire, mais c'est vrai que c'est une inquiétude avec le Covid de se déplacer. On est tous un peu réticent et on a peur. On va faire attention, on a les masques et on verra bien".

Il faut quand même avoir une vie sociale et une vie politique. Cela n'empêche pas de réfléchir ! (Monique 73 ans)

Le regret le plus important pour la grand-mère et sa petite-fille c'est de ne pas avoir senti les odeurs d'espace et de mer diffusées pendant le meeting, "sans doute à cause du masque".

La crise sanitaire, Jean-Luc Mélenchon y est revenu évidemment. Au tout début de son discours, qui aura duré une heure, il affirme qu'elle n'a d'autre origine que la "déforestation massive". L'insoumis a profité aussi de s'attaquer à l'élevage intensif pour flatter le courant anti-pass vaccinal.
Jean-Luc Mélenchon a sans doute marqué un grand coup avec cette organisation au cordeau, cette créativité et ce respect des mesures sanitaires si on y enlève la proximité.

Références

L'équipe

Claire Flochel
Journaliste