Lyon expérimente le revenu solidarité jeunes

Benjamin 22 ans et Salim 23 ans, parmi les premiers bénéficiaires du Revenu Solidarité Jeunes, expérimenté dans la Métropole de Lyon.
Benjamin 22 ans et Salim 23 ans, parmi les premiers bénéficiaires du Revenu Solidarité Jeunes, expérimenté dans la Métropole de Lyon. ©Radio France - Imberty Mathilde
Benjamin 22 ans et Salim 23 ans, parmi les premiers bénéficiaires du Revenu Solidarité Jeunes, expérimenté dans la Métropole de Lyon. ©Radio France - Imberty Mathilde
Benjamin 22 ans et Salim 23 ans, parmi les premiers bénéficiaires du Revenu Solidarité Jeunes, expérimenté dans la Métropole de Lyon. ©Radio France - Imberty Mathilde
Publicité

C'est aujourd'hui que le revenu solidarité jeunes entre en vigueur à Lyon, soit 400 euros par mois versés aux 18-25 ans les plus précaires. La mesure est mise en place par la Métropole lyonnaise. Un enjeu social pour les écologistes au pouvoir, mais aussi politique.

Ce sont des jeunes seuls le plus souvent. Au parcours de vie cabossé. Le dispositif revenu solidarité jeunes s’adresse aux 18-25 ans qui ne sont ni étudiants, ni en formation et qui n’ont aucune ressource. Hatice par exemple, 24 ans, hébergée en foyer d’urgence à Lyon. La crise du Covid a accentué les difficultés. Les jeunes sont les premières victimes de la crise. Hatice commençait tout juste à travailler dans la restauration collective.

Chaque fin de mois, entre 300 et 400 euros de revenu solidarité sont versés sur le compte bancaire. Qu’il n’est d’ailleurs pas toujours aisé d’ouvrir… quand on est sans garant et sans revenu. De quoi sortir d’une logique de survie, commente Justine Bouquand. Elle suit les bénéficiaires pour le compte de la fondation AJD, qui œuvre dans l’accompagnement social dans la Métropole.

Publicité

Les premiers dossiers sont validés. Une cinquantaine à l’échelle de la Métropole de Lyon où un quart des 18/25 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté. C’est le cas de Benjamin, 22 ans, qui vivote. Sans la possibilité d’enfin quitter le foyer familial et un environnement difficile.

C’est un filet de sécurité dit la Métropole. Qui vient combler un manque. Quand l’Etat ne parvient pas à atteindre cette population-là. Pour Bruno Bernard, le Président écologiste de cette puissante collectivité, la plus importante aux mains des écologistes, cette expérimentation doit faire réfléchir.

De quoi alimenter le débat d’ici la présidentielle 2022. 

L'équipe