Faïza Guène se produit au Festival international du livre d'Édimbourg, en 2016 ©Maxppp - Guillem Lopez/PHOTOSHOT
Faïza Guène se produit au Festival international du livre d'Édimbourg, en 2016 ©Maxppp - Guillem Lopez/PHOTOSHOT
Faïza Guène se produit au Festival international du livre d'Édimbourg, en 2016 ©Maxppp - Guillem Lopez/PHOTOSHOT
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Résumé

Dans "La discrétion", la romancière dresse le portrait de Malika, une mère de famille de 70 ans vivant à Aubervilliers. Effacée, discrète, Yamina refuse de hausser la voix face aux humiliations du quotidien. Ses enfants ne le comprennent pas et pour certains d’entre eux, la colère prend le dessus.

avec :

Faïza Guène (Romancière, scénariste, réalisatrice).

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Lundi-Livre

Tewfik Hakem s'entretient avec la romancière Faïza Guène, à propos de La discrétion publié aux éditions Plon, où le portrait d'une femme, Yamina, depuis sa naissance dans un petit village berbère algérien, puis la guerre, l'exil, le mariage forcé, l'amour appris, les enfants... Et que l'on retrouve soixante-dix ans plus tard, en banlieue parisienne, à Aubervilliers. 

Rediffusion de l’émission du 21 septembre 2020.

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Il y avait l'envie de dérouler le fil de la vie de cette femme, et de la sublimer.

Elle naît en 1949, à l'aube de la guerre d'Algérie. La vie ne l'a pas épargnée, mais l'a rendue grande aux yeux de ses quatre enfants, une fois en France. L'une de ses filles, la plus incandescente, voit sa mère laisser glisser sur elle les micro-agressions du quotidien, et cela provoque en elle une colère sourde.

" Ses enfants n'aiment pas ça. Eux, ils savent qui elle est, ce qu'elle a traversé, et ils exigent que le monde entier le sache aussi "

Je trouvais intéressant de changer de point de vue : en tant que romancière, j'avais envie de comprendre autre chose que de la faiblesse chez cette femme. A part des conditions de pauvreté, qu'est-ce qui reste, se transmet comme capital ? Le capital "dignité".

" C"est le premier roman que j'écris à la troisième personne. J'ai envie que le récit de cette femme qui a l'air invisible compte "

Et c'est aussi le portrait d'une famille française. Il y a toujours une continuité, un héritage, et chaque famille le reçoit : que fait-on de tout ça ? J'ai eu des parents âgés. Peut-être qu'on se pose généralement toutes ces questions plus tôt... 

Chaque génération a sa mission à remplir, et la nôtre est de recueillir le récit de nos parents et de le raconter.

Programmation musicale

Khaled, Yamina

Références

L'équipe

Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Production
Vincent Abouchar
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration