France : une femme embrasse son fils qui part a la guerre, 1914
France : une femme embrasse son fils qui part a la guerre, 1914  ©AFP - © Lux-in-Fine/Leemage
France : une femme embrasse son fils qui part a la guerre, 1914 ©AFP - © Lux-in-Fine/Leemage
France : une femme embrasse son fils qui part a la guerre, 1914 ©AFP - © Lux-in-Fine/Leemage
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Entretien avec Franck Bouysse qui signe un roman noir se déroulant en août 1914 dans le Cantal et dépeignant ceux qui restent en arrière de la guerre.

Avec

Jeudi roman noir dans le Réveil culturel, avec :

Franck Bouysse, écrivain, pour Glaise, aux éditions de la manufacture de livres.

À Saint-Paul de Salers dans le Cantal, en août 1914, tous les hommes valides sont mobilisés pour partir à la guerre. Restent les femmes, les enfants, les vieux, les éclopés… Tout a été écrit sur la guerre des tranchées, Franck Bouysse voulait parler de ceux qui restent dans un roman qui mélange les genres et pose la guerre hors-champ, ressentie à travers les personnages de cette micro société désorganisée par le départ des hommes.

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Ça fait 30 ans que je contemple une photographie de mon grand-père en uniforme de la guerre de 14. Je voulais raconter quelque chose qui se passerait à cette époque en me décalant. Je parle donc des conséquences de la guerre à travers trois générations de femmes et j'évoque leur émancipation après le départ de leurs hommes.

France, Bourgogne, Yonne (89), Vincelottes : 1 Mai 1916, réunion de famille pour la permission d'un soldat du front, 1916
France, Bourgogne, Yonne (89), Vincelottes : 1 Mai 1916, réunion de famille pour la permission d'un soldat du front, 1916
© AFP - © Lux-in-Fine/Leemage

Je suis révolté par la Première Guerre mondiale. Très tôt, ma grand-mère m’a fait lire le carnet de militaire de mon arrière-grand-père. La petite lettre qui annonce sa mort à mon arrière-grand-mère commence par "J’ai l’honneur…", ça m’est resté, ça a travaillé dans mon imaginaire.

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