François Muratet
François Muratet  - © F. Mantovani / Gallimard
François Muratet - © F. Mantovani / Gallimard
François Muratet - © F. Mantovani / Gallimard
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Entretien avec François Muratet qui signe un roman noir très documenté inscrivant à son premier plan la guerre d’Algérie et l’enquête, la traque de l’armée française à la poursuite d’un chef de section de commando de chasse suspecté de rejoindre le FLN.

Avec
  • François Muratet écrivain

Jeudi polar

avec François Muratet, écrivain, pour Tu dormiras quand tu seras mort, aux éditions Joëlle Losfeld.

Un jeune officier, André Leguidel, est envoyé en Algérie alors en pleine insurrection, selon la terminologie de l’époque, pour mener une mission d’espionnage : confirmer la fidélité à la France du chef de section de son commando de chasse, Mohamed Guellab, suspecté de vouloir rejoindre le FLN…

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Durant la guerre d’Algérie, beaucoup de gens ont traversé la frontière, beaucoup d’éléments sont passés du côté du FLN, et beaucoup de gens du FLN sont passés du côté de l’armée française.

L’idée de ce roman remonte à une quinzaine d’années à la suite de mon premier roman qui s’appuyait en partie sur la guerre d’Algérie. Mon beau-père a voulu me raconter des choses, ce qu’il n’avait fait avec personne. On a eu trois entretiens où il m’a raconté ce qu’il faisait durant la guerre, il était à la tête d’une section d’un commando de chasse, comme dans le roman il était sergent-chef alors que toutes les autres sections étaient commandées par des lieutenants de la métropole. Il était une exception, m’a tout raconté, et je me suis rendu compte que la guerre d’Algérie, ce n’était pas seulement la France qui se battait contre le FLN mais aussi des Algériens qu’on a mobilisés pour se battre contre leurs frères du FLN. La France a organisé une espèce de guerre civile entre Algériens en Algérie.

Il y a un phénomène générationnel qui fait que les jeunes qui avaient 20 ans en 1960 se sont retrouvés 40 ans plus tard à la retraite, aux alentours de l’an 2000 alors qu'Internet se développait. Énormément de gens y racontent leurs souvenirs et j’ai beaucoup puisé dans ces récits.

Programmation musicale

Hugues Aufray, Y'avait Fanny qui chantait, 2011

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