Sandrine Bonnaire dans "Prendre le large" de Gaël Morel - © TS PRODUCTIONS
Sandrine Bonnaire dans "Prendre le large" de Gaël Morel - © TS PRODUCTIONS
Sandrine Bonnaire dans "Prendre le large" de Gaël Morel - © TS PRODUCTIONS
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Résumé

Entretien avec le réalisateur Gaël Morel qui signe un film social mettant en scène le destin d'une ouvrière d'usine textile délocalisée.

avec :

Gaël Morel (réalisateur).

En savoir plus

Mercredi cinéma dans le Réveil culturel, avec :

Gaël Morel, réalisateur du film Prendre le large, en salles le 8 novembre.

Synopsis :
Edith, 45 ans, ouvrière dans une usine textile, voit sa vie bouleversée par un plan social. Loin de son fils et sans attache, plutôt que le chômage, elle est la seule à choisir de rejoindre son usine délocalisée au Maroc…

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J’ai l’impression qu’en France, il y aurait un genre qui serait celui du "film social". Mais c’est un contexte, car le film social peut aussi être intimiste et révéler des portraits. Les scories qui vont avec l’appellation "film social", c’est "naturalisme" et à ce niveau-là j’aurais envie de me démarquer et de dire que mon film est plutôt une fable. 

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J’ai écrit ce personnage pour Sandrine Bonnaire. Avec elle, nous nous sommes retrouvés sur nos originaires ouvrières. Le cinéma français n’est pas un milieu où nous sommes beaucoup à venir de là, et en ce sens je trouvais intéressant de faire un film qui se déroule dans le milieu ouvrier car pour ceux qui ne le connaissent pas, c’était comme un témoignage de l’intérieur et pour ceux qui en viennent, comme un hommage. 

"Prendre le large" de Gaël Morel
"Prendre le large" de Gaël Morel
- © TS PRODUCTIONS

On a tourné dans une usine où mon père a fait toute sa carrière d’ouvrier, son patron y travaille encore et il nous a ouvert les portes de l’usine. Sandrine est venue dans la maison de mes parents, je trouvais intéressant de m’exposer à elle parce que j’allais lui demander de s’exposer dans ce film, il y avait une forme de partage entre nous sur un univers que nous sommes peu à connaître dans le cinéma français.