"L'enfer" d'Henri-Georges Clouzot / Prod DB
"L'enfer" d'Henri-Georges Clouzot / Prod DB
"L'enfer" d'Henri-Georges Clouzot / Prod DB  - © Lobster Films – MK2 / DR
"L'enfer" d'Henri-Georges Clouzot / Prod DB - © Lobster Films – MK2 / DR
"L'enfer" d'Henri-Georges Clouzot / Prod DB - © Lobster Films – MK2 / DR
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Résumé

Entretien avec Isabelle Giordano, auteure du livre "Romy Schneider, film après film" qui retrace le parcours cinématographique de l'actrice. Ce portrait de la comédienne est aussi celui d'une époque, qui court des années 1960 aux années 1980.

avec :

Michel Ciment (critique de cinéma, écrivain, producteur de radio), Isabelle Giordano (Déléguée générale de la Fondation BNPP).

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Mercredi cinéma 

Avec : Isabelle Giordano, auteure de Romy Schneider film par film, aux éditions Gallimard.

Isabelle Giordano signe un ouvrage sur Romy Schneider qui retrace sa carrière film après film et dévoile le parcours d’une femme libre autant que son portrait, et en filigrane, celui des années 60, 70, 80. En se plongeant dans la filmographie de l’actrice, si elle a commis quelques erreurs, on retrouve néanmoins une extraordinaire quantité de grands cinéastes ayant travaillé avec elle : Claude Sautet, Henri-Georges Clouzot, Michel Deville, Alain Cavalier, Claude Miller, mais aussi des cinéastes étrangers comme Orson Welles, Otto Preminger, Luchino Visconti, Andrzej Żuławski…
En deuxième partie, Michel Ciment, directeur de publication de la revue mensuelle de cinéma Positif, évoque quant à lui Alain Delon à qui Vincent Quivry consacre une biographie parue aux éditions du Seuil : Alain Delon, Ange et voyou.

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Romy Schneider a fait des erreurs dans sa filmographie mais petit à petit elle a appris à choisir ses films et c’est sans doute Visconti qui lui a le plus appris à savoir lire et reconnaître un bon scénario et choisir des histoires en fonction de ses propres passions, car elle était très engagée avec des obsessions morales et politiques, c’est une Allemande qui a vécu avec la culpabilité quant à l’histoire de son pays et le passé de sa mère soupçonnée de fréquenter Hitler et Goebbels...                

Isabelle Giordano

"Les Choses de la vie" de Claude Sautet / Prod DB
"Les Choses de la vie" de Claude Sautet / Prod DB
- © Lira Films-Fida / DR

Dès le deuxième "Sissi impératrice", Romy Schneider tape du poing sur la table et s'est rebellée contre l'autorité familiale et contre sa mère. Pour moi Romy Schneider c’est avant tout ça, c’est une femme qui dit oui à la vie avec beaucoup de passion mais qui dit non à Créon comme Antigone, non à toutes les femmes d’autorité, des obstacles sur sa route et son chemin.                

Isabelle Giordano

"La Piscine" de Jacques Deray / Prod DB
"La Piscine" de Jacques Deray / Prod DB
- © SNC / DR

"La Piscine" de Jacques Deray est le grand film de Schneider et Delon : ils sont tous les deux dans une sorte de pâmoison d’érotisme. Romy Schneider est une actrice extraordinairement érotique, sensuelle et présente, je trouve qu’elle a mené sa carrière beaucoup mieux que ne l’a fait Alain Delon, on s’en rend compte dans la biographie magistrale de Vincent Quivry, un livre qui montre que Delon n’a pas su gérer la disparition des grands maîtres qu’il avait servis, la deuxième partie de sa vie il n’a pas tourné un seul grand film, mais dans les années 70, il a accumulé les chefs d’œuvres, tandis que Romy Schneider a fait des grands films jusqu’à la fin de sa vie.                

Michel Ciment

Les conseils de Michel Ciment, directeur de publication de la revue mensuelle de cinéma Positif :

- Le coffret Preston Sturges, édité par Wild Side

Preston Sturges, après la guerre, était considéré comme le plus grand cinéaste américain avec Orson Welles, ses comédies avaient un succès considérable et il était admiré de tous les critiques. À chaque fois il faut le redécouvrir, c’est stupéfiant. Preston Sturges était un homme étonnant qui faisait des tas d’inventions : des moteurs diesel sans vibration, des appareils de musculation, il créait des brevets, possédait l’un des restaurants les plus huppés de Hollywood, créait des pièces de théâtre et traduisait Marcel Pagnol, et en même temps il était scénariste. Un moment il a voulu devenir metteur en scène et c’était un choc à Hollywod car à l’époque chacun restait dans sa case, il n’existait pas de scénariste qui devenait metteur en scène.

- Le coffret Louis Feuillade, les serials noirs, avec l'intégrale de Fantomas et Les Vampires, édité par Gaumont

Références

L'équipe

Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Production
Vincent Abouchar
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration