Oriane Jeancourt-Galignani, invitée du Réveil Culturel, août 2020
Oriane Jeancourt-Galignani, invitée du Réveil Culturel, août 2020
Oriane Jeancourt-Galignani, invitée du Réveil Culturel, août 2020  ©Radio France - Corinne Amar
Oriane Jeancourt-Galignani, invitée du Réveil Culturel, août 2020 ©Radio France - Corinne Amar
Oriane Jeancourt-Galignani, invitée du Réveil Culturel, août 2020 ©Radio France - Corinne Amar
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Résumé

Rencontre avec la journaliste et romancière Oriane Jeancourt-Galignani qui signe "La femme-écrevisse" aux éditions Grasset

avec :

Oriane Jeancourt-Galignani (romancière, directrice adjointe de la rédaction du magazine Transfuge).

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Lundi-livre

Tewfik Hakem s'entretient avec la journaliste et romancière Oriane Jeancourt-Galignani qui fait paraître La femme-écrevisse aux éditions Grasset. Lorsque l'amante d’un peintre célèbre, à Amsterdam dans les années 1640, découvre dans son atelier une fascinante gravure obsédante ; celle d'une Femme-écrevisse - à corps humain, à tête de crustacé ...

Je suis partie de cette gravure, "La femme-écrevisse" qui donne le titre du roman, à moitié femme et à moitié écrevisse, et du mystère qu'elle incarne. Trois cent-cinquante ans après la mort du grand maître hollandais [1606-1669], le roman (qui se déroule sur trois époques) évoque, dans la première partie, la nature pour le moins cruelle de Rembrandt, et cette passion qu'il eut pour Margot Von Hauser.

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Elle s'occupait de son fils, fut sa maîtresse, connue de l'histoire de l'art comme modèle - c'est une passion amoureuse, charnelle, c'est d'autant plus important de le dire qu'ils ne sont pas jeunes, ont  quarante ans tous les deux au moment de leur rencontre. Elle avait aussi mauvaise réputation, pour avoir harcelé Rembrandt de demandes en mariage. Il finit par l'envoyer à l'asile. 

"J'aime beaucoup les zones de mystère que peut parcourir l'histoire. Le XVIIe siècle, c'est loin, après tout"

On ne sait pas vraiment quel rôle cette femme a joué dans la peinture de Rembrandt, ce qu'on sait c'est qu'il y a un tournant dans la peinture de ce dernier à ce moment de leur rencontre. Il peindra davantage le peuple ou des personnages étranges, va nous dire autre chose que la grandeur de l'Amsterdam du 17e siècle, dans la deuxième partie de sa vie. 

" Quand on aime profondément une œuvre, elle peut nous habiter durablement voire nous transformer "

Si le roman se déroule sur trois époques bien distinctes, c'est parce que je voulais voir comment un tableau peut être saisi sous trois angles différents.

Extrait livre

La femme-écrevisse, premières pages 

Extrait de La Femme-écrevisse lu par la comédienne Marie Constant.

Programmation musicale

Eddy Defacq, Rembrandt (1966)

Rentrée littéraire : trois coups de cœur 

d'Oriane Jeancourt-Galignani, rédactrice en chef de Transfuge

Les Oxenberg & les Bernstein, de  Catalin Mihuleac. Traduit du roumain par Marily Le Nir, éditions Noir sur Blanc

De parcourir le monde et d'y rôder, de Grégory Le Floch, éditions Christian Bourgois

Sublime Royaume, de Yaa Gyasi, éditions Calmann-Lévy

Références

L'équipe

Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Production
Vincent Abouchar
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration