Victor Vasarely, "Vega 222" (1969 -1970). Centre Pompidou, février 2019. ©AFP - François Guillot
Victor Vasarely, "Vega 222" (1969 -1970). Centre Pompidou, février 2019. ©AFP - François Guillot
Victor Vasarely, "Vega 222" (1969 -1970). Centre Pompidou, février 2019. ©AFP - François Guillot
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Résumé

Vasarely raconté à ceux qui n'ont pas connu son âge d'or des année 70. Hayley Edwards-Dujardin, née au tout début des années 80, historienne de l'art est notre invitée, à l'occasion de la sortie de son ouvrage, "Victor Vasarely, un artiste à (re)découvrir, en 40 notices".

avec :

Hayley Edwards Dujardin (Historienne de l'art et de la mode).

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Mardi-expo

Tewfik Hakem s'entretient avec l'historienne de l'art et de la mode, Hayley Edwards-Dujardin, auteure de "Victor Vasarely, un artiste à (re)découvrir, en 40 notices", paru aux éditions Chêne - premier livre d'une collection intitulée "Ça c'est de l'art" - et à l’occasion de l’exposition Vasarely le partage des formes, au Centre Pompidou, jusqu'au 9 mai 2019. 

La grande popularité de Vasarely est arrivée assez tard, mais avant cela il a étudié le Bauhaus, il a créé des œuvres inspirées du constructivisme, du suprématisme, il a aussi créé des œuvres très graphiques dans les années 30, et c'est petit à petit, qu'il est allé vers l'abstraction totale, à partir de la toute fin des années 40, 50. 

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Victor Vasarely
Victor Vasarely
- Centre Pompidou - Philippe Migeat

On peut considérer que Vasarely est le père de l'art optique, parce qu' avec ses œuvres dites cinétiques des années 50, il a amené vers cet intérêt de l'art qui vient troubler l’œil, fait travailler la perception de l'observateur, fait intervenir le spectateur. 

Né à Budapest, il suit très brièvement des études de médecine, se tourne vers les Beaux-Arts assez rapidement - on sait que la science est importante dans sa carrière et on sait aussi que les mathématiques ont nourri sa création artistique. Il fait ses études en Hongrie, dans une école d'art allemande qui suit les principes d'éducation artistique du Bauhaus, qui a posé les bases de ce rééquilibrage entre les différentes disciplines artistiques. 

Il arrive à 21 ans à Paris, pour être illustrateur publicitaire, dans un premier temps. Il est graphiste, et forcément les grande agences, les grandes campagnes sont à Paris. Les années 30, c'est une période fondamentale, c'est indéniable, c'est la période qui va initier ce qu'on connaît de lui plus tardivement, parce que du figuratif, il va aller vers l'abstrait, parce que justement, en dessinant un zèbre par exemple, il va s'appuyer sur les lignes, et va se rendre compte que c'est la ligne qui attire son œil. 

Victor Vasarely
Victor Vasarely
- Centre Pompidou - Philippe Migeat

Il est très marqué par son propre art : il fait du Vasarely.  L'art de Vasarely ? Optique, géométrique, ludique et démocratique. Il voulait faire partie du paysage urbain, il voulait que son art soit porté et accessible à tout le monde. Cette démocratisation de sa patte artistique lui a nui, mais il s'en moquait, il s'est totalement assumé.

En savoir plus : Vasarely, le séculier
59 min

Programmation musicale :

David Bowie, Space Oddity

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Références

L'équipe

Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Tewfik Hakem
Production
Vincent Abouchar
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration