Base militaire du plateau d'Albion dans le Vaucluse
Base militaire du plateau d'Albion dans le Vaucluse ©AFP - MOIRENC Camille / hemis.fr / Hemis
Base militaire du plateau d'Albion dans le Vaucluse ©AFP - MOIRENC Camille / hemis.fr / Hemis
Base militaire du plateau d'Albion dans le Vaucluse ©AFP - MOIRENC Camille / hemis.fr / Hemis
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Entretien avec Vincent Crouzet, ancien membre de la DGSE devenu écrivain, qui signe un roman d'espionnage au coeur du plateau d'Albion et de sa station d'interception électronique.

Avec

Jeudi polar dans le Réveil culturel, avec :

Vincent Crouzet, expert des zones de crise, du monde du renseignement, de la géopolitique du diamant et écrivain, pour Retex, aux éditions Le Passeur.

L'intrigue du nouveau roman de Vincent Crouzet plonge le lecteur au coeur de l'espionnage français, des montagnes afghanes jusqu'au Mont Ventoux en France.
Ancien membre de la DGSE, Vincent Crouzet a été influencé par l'école anglo-saxonne du roman d'espionnage mais s'en abstrait aujourd'hui pour créer un autre univers qui existe peu dans la littérature française tandis que le monde de l'espionnage se développe dans les oeuvres de Graham Greene, John le Carré ou Ian Fleming qui a donné la filmographie de James Bond.

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Le plateau d’Albion, la Provence de Giono, un endroit rude comme dans le film "Fargo" avec son atmosphère de monde perdu, est un décor exceptionnel pour un thriller. Sont restés en l’état les bâtiments de surface des silos des missiles balistiques, l’atmosphère y est incroyable. S’y trouve la station d’interception électronique, le fait que la DGSE y écoute une partie du monde est un secret de polichinelle.  

Un homme dans les quartiers de la DGSE, Direction Générale de la Sécurité Extérieure, 2015
Un homme dans les quartiers de la DGSE, Direction Générale de la Sécurité Extérieure, 2015
© AFP - MARTIN BUREAU

Dans la DGSE on travaille dans des conditions très particulières puisque le mensonge est le métier d’un espion, c’est une vie à part, à l’écart du reste du monde. L’adaptabilité est la première des qualités d’un bon agent de renseignement, ainsi que son empathie, son côté humain. Arriver à comprendre l’autre et surtout l’adversaire. Il faut savoir se « désilhouetter », changer d’apparence, de comportement et éventuellement d’état d’esprit en fonction des situations, des voyages, des missions.

Il faudrait rendre ses lettres de noblesse au roman d’espionnage dans la littérature noire française.

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