Empanadas
Empanadas
Empanadas ©AFP - LAURENCE MOUTON / ES-CUISINE / PHOTOALTO
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Empanadas ©AFP - LAURENCE MOUTON / ES-CUISINE / PHOTOALTO
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Résumé

Aujourd'hui, dans Le sens des choses, Edgar Morin nous parle de son rapport à l'alimentation et de ses goûts alimentaires.

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Quand Edgar Morin a-t-il rencontré l'importance de la nourriture ?

La préoccupation de la nourriture est arrivée sous l'occupation. Parce que très rapidement après les mois qui ont suivi le désastre militaire, tout s'est raréfié du point de vue alimentaire. Edgar Morin

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Une fois que j'étais avec quelques responsabilités dans la résistance, peu après 43-44, à Paris, nous fréquentions des marchés dits de "marchés noirs" et c'est à ce moment-là que moi qui n'aimais pas tout ce qui était gras, je me suis mis à aimer le gras du jambon, je me suis mis à adorer l'andouillette... j'ai découvert des plats comme ça. J'ai acquis un certain nombre de goûts particuliers. A partir de ce moment-là, je me préoccupais toujours de mon alimentation - c'est-à-dire que je veux toujours manger des choses qui me plaisent. Ça c'est une chose très importante car je suis de ceux qui éprouvent un grand plaisir, presque une volupté à manger ce qu'ils aiment. Edgar Morin

N'est-ce pas l'enfance qu'Edgar Morin retrouve en mangeant ?

Bien sûr, ce sont les plats d'enfance qui me sont les plus chères. Il y avait dans ma famille, ce qu'on appelle en Grèce la "tiropita" ou en Turquie la "borek" c'est-à-dire une sorte de galette farcie de fromage de brebis, de feta. Ma famille est originaire de Salonique et c'est une famille judéo-espagnole où il y a des plats qui sont aussi bien d'origine espagnole que d'origine balkanique. Edgar Morin

En Amérique latine ce qu'on appelle l'"empanada" c'est l'équivalent de la borek ottomane. Edgar Morin

Edgar Morin
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