Lionel Messi a signé au Paris-Saint Germain un contrat de trois ans, dont une année en option
Lionel Messi a signé au Paris-Saint Germain un contrat de trois ans, dont une année en option ©AFP - Stéphane de Sakutin
Lionel Messi a signé au Paris-Saint Germain un contrat de trois ans, dont une année en option ©AFP - Stéphane de Sakutin
Lionel Messi a signé au Paris-Saint Germain un contrat de trois ans, dont une année en option ©AFP - Stéphane de Sakutin
Publicité

Nouveau coup d’éclat pour le Qatar avec le recrutement surprise de Lionel Messi au PSG. En quoi ce recrutement s'inscrit-il dans la stratégie de soft-power de l'émirat ? Les investissements qataris dans le sport peuvent-ils faire oublier des années d'autoritarisme et de droits humains bafoués ?

Avec
  • Nicolas Kssis Martov Journaliste au magazine So Foot
  • Pascal Brindeau Député du Loir-et-Cher, Président du groupe d'amitié France-Qatar
  • Carole Gomez Assistante diplômée en sociologie du sport à l'université de Lausanne, spécialiste du sport dans les relations internationales

C’est l’histoire d’un petit émirat, un peu coincé à côté d’une grande Arabie saoudite menaçante... Une sorte de confetti du Moyen-Orient qui depuis 2011 fait parler de lui en mettant des paillettes dans la vie des amateurs de foot.   

Le Qatar, propriétaire du Paris Saint Germain vient de s’offrir l’un des meilleurs joueurs au monde, Lionel Messi. Depuis quelques jours, les médias ne parlent que de lui et d’une future équipe de stars dont on promet les plus grandes victoires. Mais le Qatar n’a-t-il pas déjà gagné ? Sa stratégie de soft power semble détourner à merveille l’attention sur son respect ou non des droits humains ou encore l’origine de ses capitaux  faramineux ?  

Publicité

Le pays organisera l’année prochaine sa propre coupe du monde. Cette exposition planétaire pourrait-elle se retourner contre lui ? Quelles pressions internationales pèsent sur le Qatar ? Le football peut-il tout acheter ?  

Voici quelques unes des questions qui agiteront notre temps du débat du soir.

Nous recevons Carole Gomez, directrice de recherche à l'Iris, Nicolas Ksiss-Martov, journaliste à So Foot, et Pascal Brindeau, président du groupe d'amitié France-Qatar.

30 min

Le Paris Saint-Germain, une vitrine géopolitique pour le Qatar

Il faut comprendre une chose, c’est que le choix du PSG est tout sauf neutre. Le Qatar et les Emirats en général ont pu acheter des clubs, mais choisir Paris, qui a la particularité de n’avoir qu’un seul grand club dans la capitale […], c’est avoir la possibilité de racheter le club de foot, l’image de Paris, et en même temps de vous rapprocher du pouvoir.                  
Nicolas Ksiss-Martov

La Coupe du monde 2022 au coeur de nombreuses critiques

Le Qatar ne nie pas les difficultés en matière de droit du travail, y compris la problématique du nombre de décès sur les chantiers de construction des stades. Il dit simplement qu’il est entré sur une voie de modernisation et de progrès qui est incontestable et qui n’existe dans aucun autre pays du golfe arabo-musulman.                  
Pascal Brindeau

Des appels au boycott sont intervenus dès le lendemain de l’attribution de la Coupe du monde au Qatar en décembre 2010 […] La vraie question qui se pose c’est de savoir quel est votre objectif en boycottant : est-ce que c’est tout simplement de priver le pays de la Coupe du monde ? est-ce que c’est de faire bouger la politique intérieure et extérieure du pays ? A ce titre le boycott ne me semble pas être la meilleure des solutions.                  
Carole Gomez

50 min

Pour aller plus loin

L'équipe

François Saltiel
François Saltiel
François Saltiel
Production
Rémi Baille
Production déléguée
Roxane Poulain
Collaboration
Vincent Marcelin
Collaboration
Audrey Dugast
Collaboration
Louise André
Réalisation
Anna Pheulpin
Collaboration