Le premier ministre Jean Castex recevant la première injection du vaccin AstraZeneca, 19 mars 21 à l'hôpital d'Instruction des Armées Bégin (Saint-Mandé 94)
Le premier ministre Jean Castex recevant la première injection du vaccin AstraZeneca, 19 mars 21 à l'hôpital d'Instruction des Armées Bégin (Saint-Mandé 94) - Thomas Coex / POOL / AFP
Le premier ministre Jean Castex recevant la première injection du vaccin AstraZeneca, 19 mars 21 à l'hôpital d'Instruction des Armées Bégin (Saint-Mandé 94) - Thomas Coex / POOL / AFP
Le premier ministre Jean Castex recevant la première injection du vaccin AstraZeneca, 19 mars 21 à l'hôpital d'Instruction des Armées Bégin (Saint-Mandé 94) - Thomas Coex / POOL / AFP
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Un vaccin présumé coupable

Avec
  • Brigitte Autran professeure d'immunologie à l'université Pierre et Marie Curie, responsable du département d'immunologie à la Pitié-Salpêtrière, membre du comité vaccin COVID-19
  • Lise Barnéoud Journaliste scientifique
  • Christian Lehmann Médecin généraliste à Poissy dans les Yvelines et romancier

La lenteur de la campagne vaccinale en France, et les difficultés rencontrées plus généralement par l’Union européenne pour assurer l’approvisionnement en doses, ont suscité ces derniers temps de nombreux débats, critiques et controverses… Or, un nouveau coup de frein a été donné momentanément cette semaine à la lutte contre l’épidémie de Covid-19. L’utilisation du vaccin produit par AstraZeneca, et développé par l’université d’Oxford, a été suspendue dans une quinzaine de pays, dont la France, avant finalement d’être de nouveau autorisée hier vendredi 19 mars.

Une précaution nécessaire selon les autorités de santé, suite à une suspicion d’effets secondaires graves tels que des troubles de la coagulation et la formation de caillots. Un excès de précaution selon certains médecins, qui insistaient sur le très faible nombre de cas de thromboses, et mettaient en avant la nécessité de préserver au maximum les capacités de vaccination. Quoi qu’il en soit, ce qui s’est joué cette semaine a ravivé un débat ancien sur le principe de précaution, mais aussi sur la balance bénéfices-risques et sur le sujet très sensible de la confiance vaccinale… selon un sondage récent, 56% des Français ne veulent pas se voir injecter une dose d’AstraZeneca.

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« Suspension temporaire d'AstraZeneca, un excès du principe de précaution ? ». C’est la question du temps du débat du samedi, jusqu’à 19h, à écouter en direct sur France Culture et sur l’application de Radiofrance, où l’on peut aussi télécharger les podcast.