A Taipei, le 28 mai 2020, des étudiants honkongais et taiwanais manifestent contre la loi de sécurité nationale chinoise
A Taipei, le 28 mai 2020, des étudiants honkongais et taiwanais manifestent contre la loi de sécurité nationale chinoise ©AFP - Sam Yeh
A Taipei, le 28 mai 2020, des étudiants honkongais et taiwanais manifestent contre la loi de sécurité nationale chinoise ©AFP - Sam Yeh
A Taipei, le 28 mai 2020, des étudiants honkongais et taiwanais manifestent contre la loi de sécurité nationale chinoise ©AFP - Sam Yeh
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Alors que la commémoration du massacre de Tiananmen est interdite par Pékin et que le parlement chinois a voté le 28 mai une loi de sécurité nationale visant à taire la contestation honkongaise, qu’en est-il aujourd’hui de la formule « 1 pays, 2 systèmes » ?

Avec
  • Sébastian Veg sinologue, directeur d’études à l’EHESS
  • Stéphanie Balme professeure à Sciences Po / PSIA (Paris School of International Affairs), directrice de recherche au CERI et doyenne du Collège universitaire
  • Lun Zhang professeur d'Etudes chinoise à l'Université de Cergy- Paris, professeur du Collège d’Etudes mondiales (FMSH, Paris) et rédacteur en chef du site « Chine : histoire et avenir »

Le sixième adage énoncé dans le traité de stratégie chinois des 36 stratagèmes conseille aux chefs de guerre de faire du bruit à l’est et d’attaquer à l’ouest. Une façon de surprendre son adversaire.

Il semble que le pouvoir chinois, préoccupé depuis de longs mois par la situation à Taïwan et à Hong Kong, a choisi de faire l’inverse. Tandis que les puissances occidentales s’écharpent sur la puissance accrue de la Chine à la sortie de la crise du coronavirus, Xi Jinping a choisi de frapper un grand coup à Hong Kong en proposant une loi sur la sécurité nationale dont les militants pro-démocratie imaginent qu’elle empêchera manifestations et protestations de reprendre.

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Aujourd’hui même, le parlement hongkongais a approuvé un texte criminalisant l’outrage à l’hymne de la Chine communiste. Tandis que nombre de hongkongais craignent que ces manœuvres ne préludent à une vague de répression politique, la présidente taïwanaise, qui a fort bien géré la crise de la Covid dans son pays, ferraille toujours pour maintenir son autonomie face à Pékin. Bref, en cette veille de commémoration de la répression de la place Tiananmen, le pouvoir chinois offre au monde sa vision du slogan « un pays, deux systèmes ».

Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture, près d'une cinquantaine de  textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui  nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Nous vous invitons à lire la contribution du jour, signée Elizabeth Rechniewski.

Affaires étrangères
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