Les traces de nos vies en pandémie sont-elles masquées ?
Les traces de nos vies en pandémie sont-elles masquées ? ©Getty - Sergi Escribano
Les traces de nos vies en pandémie sont-elles masquées ? ©Getty - Sergi Escribano
Les traces de nos vies en pandémie sont-elles masquées ? ©Getty - Sergi Escribano
Publicité

Les traces que laisse sur nous la période si étrange que nous traversons sont multiples : matérielles ou immatérielles, visibles ou invisibles, intimes ou collectives... puisqu’elle-même s’est promise de garder trace de cet événement si particulier.

Avec
  • Sarah Gensburger sociologue et historienne (CNRS / Institut de Sciences sociales du Politique)
  • Maurizio Ferraris professeur ordinaire de Philosophie théorique à l’université de Turin

Puisqu’il nous faut désormais « vivre avec le virus », le Temps  du  Débat reprend la conversation mondiale ouverte à la veille du confinement. Chaque vendredi, sur le site et à l’antenne, est engagé un dialogue entre des artistes, intellectuels, de France et d’ailleurs,  pour nous aider à comprendre ce qu'il nous arrive.

Les historiennes et historiennes du XXe siècle nous impressionnent quand ils nous rapportent le nombre de cartes postales envoyées du front à l’arrière et de l’arrière au front : un million et demi par jour pour la France, plusieurs milliards pendant tout le conflit. 

Publicité

Qu’en sera-t-il un siècle plus tard avec une épidémie mondiale et les milliards de mails, sms, réunions en vidéoconférences ou messages éphémères postés chaque jour dans le monde entier touché par la Covid ? 

A ces traces stockées dans d’immenses serveurs, s’ajoutent les signes urbains du confinement collectés par des chercheurs mais aussi les recueils de rêves de confinés. 

Des signes à interpréter car le Covid laisse des traces, comme l’évènement mondial qu’il est. 

Nous en discutons ce soir avec le philosophe Maurizio Ferraris, professeur à l’université de Turin et auteur aux éditions du Cerf de Documentalité. Pourquoi il est nécessaire de laisser des traces ? et avec la sociologue Sarah Gensburger, qui a lancé avec Marta Severo, pendant le premier confinement le programme Vitrines en confinement qui a collecté des centaines de traces du confinement dans les rues.

39 min

Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a  rassemblé sur le site de France Culture près de quatre-vingt-dix textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Cette saison, cette  conversation continue chaque vendredi. Nous vous invitons à lire la  contribution de la semaine, signée Maurizio Ferraris : "Le virus, comme le web, ne va nulle part sans les humains"