Un checkpoint à côté de Shusha, sur la route Goris-Stepanakert, dernière route reliant l'Arménie à l'enclave du Nagorno-Karabakh le 17 Novembre 2020.
Un checkpoint à côté de Shusha, sur la route Goris-Stepanakert, dernière route reliant l'Arménie à l'enclave du Nagorno-Karabakh le 17 Novembre 2020. ©AFP - AFP
Un checkpoint à côté de Shusha, sur la route Goris-Stepanakert, dernière route reliant l'Arménie à l'enclave du Nagorno-Karabakh le 17 Novembre 2020. ©AFP - AFP
Un checkpoint à côté de Shusha, sur la route Goris-Stepanakert, dernière route reliant l'Arménie à l'enclave du Nagorno-Karabakh le 17 Novembre 2020. ©AFP - AFP
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Après 45 jours de combat au Haut-Karabakh, un accord de cessez-le feu a été signé. L’Arménie a perdu la guerre. Mais qui a vraiment gagné la guerre ? Et que signifie gagner une guerre aujourd’hui ?

Avec
  • Jean-Vincent Holeindre professeur de science politique à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas et directeur scientifique de l'IRSEM (Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire)
  • Gaïdz Minassian Journaliste au Monde, docteur en sciences politiques et enseignant à Sciences Po Paris
  • Dorothée Schmid Chercheuse, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l'IFRI

Depuis la fin des conflits en ex-Yougoslavie, aucune guerre classique n’avait été aussi proche de l’Europe. Une guerre débutée à la fin de l’ère soviétique, gagnée par l’Arménie en 1994, et reprise fin septembre 2020,  après vingt-six ans de conflit larvé et de promesses de règlement pacifique jamais concrétisées.

Cette fois-ci l’Arménie a été battue et l’Azerbaïdjan déclaré vainqueur. Mais ce serait aussi une victoire pour la Russie qui a annoncé les accords de cessez-le-feu le feu et s’en porte garante, ainsi que la Turquie, soutien armé de l’Azerbaïdjan.

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Alors un, deux ou trois vainqueurs dans cette guerre ? Et combien de perdants ? Quel sens donner enfin donner à ce conflit armé traditionnel dans ses buts mais renouvelé dans ses armes ?

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