Les clivages géographiques, sociologiques et identitaires sont-ils devenu insolubles ?
Les clivages géographiques, sociologiques et identitaires sont-ils devenu insolubles ? ©Getty - Universal Images Group
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Les clivages géographiques, sociologiques et identitaires sont-ils devenu insolubles ? ©Getty - Universal Images Group
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Sur fond d'abstention record (56,10%), le "non" l'a emporté à 96,49% lors du 3ème référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie dimanche dernier. La légitimité du scrutin est remise en cause par les indépendantistes, qui avaient appelé à ne pas se rendre aux urnes.

Avec
  • Guillaume Vuilletet Député LREM, vice-président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, membre de la Commission des lois, membre de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie
  • Roch Wamytan Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et membre du parti indépendantiste de L’Union calédonienne, une composante du FLNKS
  • Isabelle Merle Historienne, chargée de recherches au CNRS et directrice du CREDO

Le troisième des référendums sur l’indépendance prévus par l’accord de Nouméa en 1998 s’est achevé dimanche par une victoire du non à plus de 96 % dans un contexte très particulier puisque les indépendantistes avaient appelé à ne pas aller voter. Ce qui explique un exceptionnel taux d’abstention de plus de 56% et le fait que les principaux partis favorables à l’indépendance aient considérés que ce référendum était sans valeur.

S’ouvre maintenant une période incertaine pendant laquelle l’accord de Nouméa continue de s’appliquer mais au cours de laquelle les leaders indépendantistes qui siègent au gouvernement mais aussi au congrès ne veulent pas négocier avec le gouvernement français, préférant attendre les élections présidentielles pour discuter avec Paris.

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Pour ce débat, Emmanuel Laurentin reçoit Isabelle Merle, historienne de la colonisation, spécialiste de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie, Roch Wamytan, président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et membre du parti indépendantiste de L’Union calédonienne, une composante du FLNKS et Guillaume Vuilletet, vice-président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, membre de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

"Quand le Président dit que ce sont les Calédoniens qui ont décidé de rester dans la France, il parle pour 46% seulement du corps éléctoral, soit moins de la moitié. Le problème, c'est que les 56% sont principalement composés du "peuple premier", le peuple autochtone" Roch Wamytan

"Dire que la France est plus belle parce que la Nouvelle-Calédonie a décidé d'y rester rappelle toute une histoire, qui n'est pas dite, et qui n'est jamais dite par le Président Macron sur ce terrain calédonien, à savoir la colonisation" Isabelle Merle

"Il y a une suite qui commence, et pour pleins de raison. Premièrement, parce qu'on n'imagine pas que brusquement les uns les autres qui se sont positionnés sur une vision de l'avenir du territoire vont complétement changer d'avis. L'enjeu est donc aussi de trouver un consensus sur l'avenir de la société calédonienne" Guillaume Vuilletet

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Production
Rémi Baille
Collaboration
Sarah Marx
Collaboration
Fanny Richez
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation
Audrey Dugast
Collaboration
Chloë Cambreling
Chloë Cambreling
Chloë Cambreling
Production déléguée
Mathias Mégy
Collaboration