Dans un supermarché à Givors, le 15 avril 2020.
Dans un supermarché à Givors, le 15 avril 2020.
Dans un supermarché à Givors, le 15 avril 2020.  ©AFP - Jean-Philippe Ksiazek
Dans un supermarché à Givors, le 15 avril 2020. ©AFP - Jean-Philippe Ksiazek
Dans un supermarché à Givors, le 15 avril 2020. ©AFP - Jean-Philippe Ksiazek
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Résumé

Faut-il mieux prendre en compte « l’utilité commune » des métiers et augmenter les salaires de ceux qu’on a qualifiés de « premières lignes » pendant le confinement ? Quelles sont les origines sociales et économiques de la hiérarchie des métiers ? Comment définir un salaire juste ?

avec :

Romaric Godin (Journaliste économique à Mediapart), Sylvie Vachoux (Secrétaire fédérale de la CGT commerce et services, salariée du Groupe Casino), Bertrand Martinot (Économiste, directeur du conseil en formation professionnelle pour Siaci Saint-Honoré, senior fellow à l’Institut Montaigne).

En savoir plus

Le 13 avril dernier, en plein confinement, le Président de la République avançait dans un de ses discours télévisés qu’il faudrait « se rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Il rendait ainsi hommage à celles et ceux qui continuaient à travailler pendant la crise, caissières, aides-soignantes, livreurs, éboueurs, hommes et femmes de ménage... A l’appui de sa démonstration, Emmanuel Macron citait même l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 sur « l’utilité commune ». 

En faisant cela, il a, selon Romaric Godin, auteur d’un article à ce sujet dans Mediapart, ouvert la boîte de Pandore. Laquelle ? Celle de la hiérarchie des métiers dans notre société qui invisibilise certaines tâches, confiées souvent aux femmes. Est-il possible de valoriser, et comment, ces métiers de la première et de la seconde ligne ? Que serait un salaire décent pour ce type d’emploi ? Pourrait-on prendre en compte leur pénibilité ? En quoi une telle déclaration présidentielle remet-elle symboliquement en cause l’idée que l’on se fait de la valeur du travail ?

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39 min

Depuis le début du confinement, l'équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture, près d'une cinquantaine de textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Nous vous invitons à lire la contribution du jour, signée d'Achille Mbembe : "Le poids de la vie est incalculable"

Toutes les chroniques de la série Coronavirus, une conversation mondiale sont disponibles ici.

Références

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Assia Khalid
Réalisation
Hugo Boursier
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Thomas Dutter
Réalisation
Rémi Baille
Collaboration
Fanny Richez
Collaboration
Chloë Cambreling
Production déléguée