Des employés préparent l'une des premières expositions physiques de crypto art  à Pékin, le 26/03/21
Des employés préparent l'une des premières expositions physiques de crypto art à Pékin, le 26/03/21
Des employés préparent l'une des premières expositions physiques de crypto art  à Pékin, le 26/03/21 ©AFP - NICOLAS ASFOURI
Des employés préparent l'une des premières expositions physiques de crypto art à Pékin, le 26/03/21 ©AFP - NICOLAS ASFOURI
Des employés préparent l'une des premières expositions physiques de crypto art à Pékin, le 26/03/21 ©AFP - NICOLAS ASFOURI
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Résumé

Les NFT, ces «jetons non fongibles », se sont emparés du monde de l'art. En décembre 2021, à la foire d’art contemporain "Art Basel" de Miami, une œuvre de l'artiste Beeple s'est vendue à 69,3 millions de dollars. Comment cette technologie influence-t-elle le marché de l'art ?

avec :

Laurence Allard (maîtresse de conférence en sciences de la communication, enseigne à l’Université de Lille en études culturelles, chercheure à l’IRCAV, (Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel) / Paris 3 Sorbonne Nouvelle.).

En savoir plus

Les « non fungible token » ou jetons non fongibles sont des actifs numériques liés à des œuvres ( images fixes, vidéos, musiques ) garanties par une technologie affichée transparente et sûre, la blockchain.

Le volume de ces échanges a crû considérablement l’année passée en même temps que la valeur des œuvres numériques vendues par ce moyen.

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Après des années d’hésitation, les maisons d’enchères comme les galeries se sont engagées dans ce nouveau marché, qui les avait, dans un premier temps, dépassé, car ce type de transaction permet aux artistes de se passer d’intermédiaires en vendant directement à des collectionneurs en ligne.

Mais ce que certains présentent comme une révolution bouleverse les codes traditionnels de validation de ce qu’est une œuvre d’art, voire un ou une artiste. Et interroge les États qui ne savent pas encore comment taxer ce type de transactions par essence mondialisées.

Pour ce débat, Emmanuel Laurentin reçoit Laurence Allard, maîtresse de conférence en sciences de la communication, enseigne à l’Université de Lille en études culturelles, Benoit Couty,  l'un des premiers collectionneurs de NFT en France, fondateur du Museum of Crypto Art (Moca) et Jean Minguet,  directeur du département d’économétrie d’Artprice.

"Il existe en vérité tout un spectre des NFT, il y a en effet des œuvres d'art mais il y a aussi des éléments de jeux vidéos, il peut y avoir des terrains dans un métaverse" Benoit Couty

"Pour les artistes, c'est un moyen très fonctionnel de pouvoir faire vendre leurs œuvres, d'être rémunérés. C'est un outil, c'est de la programmation informatique, et on n'est pas obligé de reproduire le même marché de l'art que dans le monde physique, il existe des artistes qui travaillent à la fractalisation des œuvres, on peut penser la programmation de la propriété collective sans être obligé de créer de la rivalité" Laurence Allard

"Cette technologie permet d'acheter de nouvelles œuvres d'art, des œuvres intangibles comme l'art digital mais pas uniquement. Cela change complètement la logistique, il n'y a plus de besoin de réunir les œuvres pour une vente, il n'y a plus besoin de les transporter, les transactions sont instantanées et se font souvent de collectionneur à collectionneur" Jean Minguet

À lire aussi : Les NFT, une autre promesse artistique

Pour aller plus loin, retrouvez les deux webinaires sur les NFT et les nouveaux protocoles créatifs de notre invitée Laurence Allard.

Références

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Rémi Baille
Collaboration
Sarah Marx
Collaboration
Fanny Richez
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation
Audrey Dugast
Collaboration
Chloë Cambreling
Production déléguée
Mathias Mégy
Collaboration