Procès Karachi : faut-il en finir avec la justice d'exception ?

Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard le 15 novembre 1994
Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard le 15 novembre 1994 ©AFP - Patrick Kovarik
Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard le 15 novembre 1994 ©AFP - Patrick Kovarik
Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard le 15 novembre 1994 ©AFP - Patrick Kovarik
Publicité

25 ans après l'affaire Karachi, Edouard Balladur et François Léotard comparaissent enfin devant la Cour de Justice de la République, institution judiciaire largement critiquée et maintes fois promise à la suppression. Pourquoi les politiques ne seraient-ils pas des justiciables comme les autres ?

Avec
  • Didier Maus Constitutionnaliste, président émérite de l'Association française du droit constitutionnel
  • Cécile Guérin-Bargues Professeure de droit public à l'université Paris II Panthéon Assas
  • Eric Alt Vice-président d'Anticor, magistrat

La comparution d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Léotard devant la Cour de Justice de la République, vingt-cinq ans après les faits qui leur sont reprochés, pose la question récurrente de l’existence même d’une institution judiciaire particulière chargée de juger les ministres pour des faits commis lors de l’exercice de leur fonction.

La Question du jour
9 min

Les ministres ne sont-ils pas des justiciables comme les autres ? Pour des affaires complexes qui les engagent dans leurs fonctions politiques, cette justice pénale particulière est-elle celle qui doit les juger alors même que leurs collaborateurs sont redevables des tribunaux ordinaires ? Comment prendre en compte la simple responsabilité politique ?

Publicité

L'équipe