Règles budgétaires : qui est prêt pour la réforme en Europe?

Un sommet européen doit permettre les 10 et 11 mars prochain de commencer à discuter d'une réforme du traité de Maastricht
Un sommet européen doit permettre les 10 et 11 mars prochain de commencer à discuter d'une réforme du traité de Maastricht ©Getty - Jean Bernard Vernier
Un sommet européen doit permettre les 10 et 11 mars prochain de commencer à discuter d'une réforme du traité de Maastricht ©Getty - Jean Bernard Vernier
Un sommet européen doit permettre les 10 et 11 mars prochain de commencer à discuter d'une réforme du traité de Maastricht ©Getty - Jean Bernard Vernier
Publicité

L'une des réformes envisagées par E. Macron à l'occasion la présidence française du conseil européen, concerne le traité de Maastricht. Signé en 1992, ce dernier établit les règles budgétaires de l'Union européenne, qui sont depuis plusieurs années, remises en question.

Avec
  • Anne-Laure Delatte Économiste, chercheuse au CNRS, membre du laboratoire LEDa de l'université Paris-Dauphine, spécialiste de la finance, des paradis fiscaux et de la zone euro
  • Christophe de Voogd Normalien, agrégé et docteur en Histoire, il enseigne la rhétorique politique et « les usages du passé » à Sciences Po. Il est aussi membre du Conseil scientifique et d’évaluation de la Fondation pour l’innovation politique.
  • Francesco Saraceno Directeur adjoint du département d’études de l’OFCE

Au cas où cela nous aurait échappé, l’affaire du drapeau européen sous l’arc de triomphe nous l’a rappelé: la France a pris depuis le 1er janvier  la présidence du conseil européen pour six mois. Emmanuel Macron reçoit d’ailleurs demain à dîner les commissaires européens pour discuter avec eux les réformes envisagées pendant cette présidence tournante. Parmi elles, celle des règles budgétaires établies par le traité de Maastricht, signé il y a trente ans, entrées en vigueur en 1993. 

Ces règles fixent un déficit public à 3% du PIB et une dette publique a 60%. Inutile de dire que depuis la crise de 2008 ces règles ont rarement été respectées, en France du moins, et qu’elles ont été volontairement levées ces deux dernières années a l’occasion de la crise de la COVID. 

Publicité

Pour ce débat, Emmanuel Laurentin reçoit Christophe de Voogd, normalien, agrégé et docteur en Histoire, il enseigne la rhétorique politique et « les usages du passé » à Sciences Po, Anne-Laure Delatte, économiste, chercheuse au CNRS, spécialiste de la finance, des paradis fiscaux et de la zone euro et enfin Francesco Saraceno, directeur adjoint du département d’études de l’OFCE.

"Ces règles budgétaires ont été pensées il y a une trentaine d'années mais elles ont été suspendues pendant la pandémie.(...) Savoir exactement quelles réformes vont être mises en place, on ne le sait pas exactement mais ce qui est sûr c'est qu'on ne reviendra pas en arrière, les règles de Maastricht sont mortes, vive les nouvelles règles" Anne-Laure Delatte

"Le traité prévoyait qu'en cas de catastrophe, on pouvait suspendre les règles budgétaires, la question, c'est  : va-t-on revenir à la situation du passé ou allons-nous vers de nouvelles règles ? Je pense comme ma collègue que nous allons plutôt aller vers de nouvelles règles mais lesquelles ?" Christophe de Voogd

"Il y a aussi une question de timing, c'est-à-dire que la suspension de la règle du pacte de stabilité va jusqu'en 2022. En principe, début 2023, elle sera remise en place sauf si un accord sur une nouvelle règle est trouvé, chose qui n'est pas si évidement car la politique européenne se déroule généralement sur un temps assez long" Francesco Saraceno

Retrouvez le podcast d'Anne-Laure Delatte "Un shot d'éco"

https://dauphine.psl.eu/dauphine/media-et-communication/article/un-shot-deco-la-chronique-economique-danne-laure-delatte-en-4-minutes

L'Esprit public
36 min

L'équipe