Manifestation anti-masque à Paris le 29 août 2020.  ©Maxppp - Aurelien Morissard
Manifestation anti-masque à Paris le 29 août 2020. ©Maxppp - Aurelien Morissard
Manifestation anti-masque à Paris le 29 août 2020. ©Maxppp - Aurelien Morissard
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Résumé

La généralisation progressive de nouvelles contraintes sanitaires fait des mécontents : samedi s’est tenue la première manifestation anti-masques à Paris, marquant le retour des tensions entre sécurité collective et libertés individuelles. Comment faire société à l’heure du coronavirus ?

avec :

Didier Lepelletier (Chef du Service de bactériologie – hygiène hospitalière du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes, Co-président du groupe de travail permanent Covid-19 du Haut Conseil de la Santé Publique), Olivier Servais (Historien et anthropologue, professeur à l’Université catholique de Louvain, membre du Laboratoire d’Anthropologie prospective), Fabienne Brugère (Philosophe, professeure de philosophie de l’art, philosophie morale et politique à l’université Paris VIII).

En savoir plus

Tout le monde l’a désormais compris : nous nous installons dans une crise sanitaire de longue durée et les consignes qui l’accompagnent se multiplient et s’affinent à la fois, de crainte de voir à nouveau flamber l’épidémie.

Les oppositions à ces nouvelles contraintes, qu’elles viennent d’André Comte-Sponville, de Bernard-Henri Lévy ou d’anonymes manifestant contre le port du masque se font aussi de plus en plus plus bruyantes.

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Pourtant les épidémiologistes nous ont bien avertis : la deuxième vague n’attend que notre relâchement pour se déclencher. Elle pourrait être plus meurtrière que la première et il est donc de notre devoir de respecter les gestes barrières et le port du masque, pour éviter que la pandémie ne reparte.

Entre souci de soi, souci de l’autre et désir de liberté, comment choisir ?  

Quelle communication sanitaire pour quels résultats ?

Ce qu'il faut intégrer dans la politique sanitaire, c'est une politique de communication. Didier Lepelletier

Si on veut maintenir une adhésion sociale des mesures sanitaires, il faut que celles-ci soient pondérées, lisibles et non-contradictoires. Des mesures unilatérales couplées à un discours de la complexité ne fonctionnent pas. Il peut y avoir une inadéquation totale avec la réalité sociologique. Olivier Servais

Peut-être faut-il moins infantiliser la population pour désamorcer les croyances au complot ? Fabienne Brugère

41 min
3 min
Références

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Hugo Boursier
Collaboration
Rémi Baille
Collaboration
Fanny Richez
Collaboration
Chloë Cambreling
Production déléguée