Amarcord-1973 ©Sipa - Snap Stills/ REX FEATURES
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Résumé

Amarcord signifie en romagnol "je me souviens".Jean-Max Méjean éclaire pour nous aujourd'hui ce film de Fellini, fellinien au possible.

avec :

Jean-Max Méjean (écrivain et critique de cinéma).

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Fellini ne souhaite pas que l'on comprenne son film comme autobiographique et se défend de s'être inspiré de sa jeunesse pour créer le personnage de Titta. Au contraire, il dit avoir voulu dépeindre le fascisme italien, mélange de province et d'adolescence. Dans le même temps, il parle du fascisme psychologique du film et refuse d'affirmer que ce fascisme est historique. Comment comprendre toutes ces affirmations en apparence contradictoires ? Et si, pour saisir Amarcord, il fallait conserver ensemble les deux termes de l'opposition ?

Le texte du jour

« J’ai l’impression que fascisme et adolescence continuent à être, dans une certaine, des étapes permanentes de notre vie en Italie : l’adolescence, celle de notre vie individuelle ; le fascisme, celle de notre vie nationale. Nous avons tendance à rester d’éternels enfants, à nous décharger de nos responsabilités sur les autres, à vivre avec la confortable sensation qu’il y a quelqu’un qui pense pour nous ; tantôt c’est la mamma, tantôt le père, tantôt le maire, ou le Duce, ou la madone, ou l’évêque, en somme toujours les autres. Entre temps, on n’a d’autre liberté que celle de cultiver des rêves ridicules, le rêve du cinéma américain, ou celui du harem oriental. Ces mythes, toujours semblables et monstrueusement inactuels, me paraissent aujourd’hui le plus grave instrument de conditionnement de l’Italien moyen. Et il semble que cela remonte bien avant le fascisme, que la responsabilité de cet arrêt au stade de l’enfance incombe à l’Eglise catholique. En vivant sous cette sorte de cloche, chacun tend à développer, non pas des caractéristiques individuelles, mais des traits pathologiques. C’est le sens précis de la scène de la visite du « federale ». »

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Entretien de Federico Fellini par Valerio Riva au sujet d’Amarcord

Extraits

- Archive Fellini (source : France Culture actu 10/05/74)

- Le château de ma mère, film d’Yves Robert (1990), avec Phillipe Caubert et Nathalie Roussel

- Amarcord, de Federico Fellini (1973), avec Bruno Zazin et Pupella Maggio

Lecture

- Entretien de Federico Fellini par Valerio Riva au sujet d’Amarcord, publié dans l’Espresso le 7 octobre 1973, traduit par Paul Louis Thirard pour le Positif n°158 d’avril 1974

Référence musicale

- Les Frères Jacques, Les fesses

Emission en partenariat avec Philosophie Magazine

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Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Antoine Ravon
Collaboration
Ariane Mintz
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Olivier Bétard
Réalisation
Marianne Chassort
Collaboration